mardi 20 octobre 2020
Accueil / Tic & Telecoms / Désinformation: lancement de la campagne #RéfléchissezAvantDePartager

Désinformation: lancement de la campagne #RéfléchissezAvantDePartager

Désinformation: lancement de la campagne #RéfléchissezAvantDePartager

La désinformation n’a pas connu de trêve estivale. Les grandes plateformes se montrent globalement impuissantes face au déferlement des infox. C’est pourquoi il devient urgent de réfléchir avant de relayer le faux : c’est le sens de la campagne lancée par l’ONU sous le hashtag #RéfléchissezAvantDePartager.

Tous les grands sujets d’actualité qui ont marqué l’été ont charrié leur lot d’infox, de fausses nouvelles. On citera par exemple le Liban et ce détournement d’images prises sur le vif lors de l’explosion à Beyrouth avec l’ajout d’un missile – inexistant sur la vidéo originale – dans le but d’accréditer la thèse d’un attentat. En réalité, rien ne vient étayer cette version des faits. Or, il y avait moyen d’éviter de propager cette infox : des outils existent pour vérifier l’authenticité d’une photo et débusquer un montage, encore faut-il s’en donner la peine.

Les appels à la prudence se multiplient. Comme cette campagne abondamment relayée sur Tweeter #RéfléchissezAvantDePartager

Prendre le temps

Le principe est simple : avant de cliquer sur j’aime, je partage ou je retweete, l’internaute est incité à prendre le temps de se poser quelques questions :

  • Qui est à l’origine de cette info ou infox ?
  • D’où vient-elle ?
  • Quand a-t-elle été publiée ?

On tombe parfois sur des images spectaculaires qui déclenchent des réactions émotives et qui deviennent facilement virales, pour cette raison même. Pour éviter de se faire piéger et relayer des images truquées, il suffit de faire une recherche d’image inversée. En faisant un clic droit sur la photo, on copie son URL que l’on va ensuite coller dans le moteur de recherche Google Images, ou Yandex ou Tin Eye. Ces outils vont alors chercher les occurrences précédentes du cliché en question. En un rien de temps, ils sont capables de sortir tous les articles ayant déjà publié cette photo par le passé. Ce qui permet de remettre la photo dans son contexte, et de s’apercevoir que l’image présentée comme l’illustration d’un fait d’actualité est en réalité un cliché recyclé, qui n’a rien à voir avec le contexte présent.

Les outils du fact checking

Le poison de la désinformation se répand, mais son antidote est lui aussi disponible sur Internet, et de plus en plus utilisé par les internautes et les professionnels du fact checking.

On les citera régulièrement dans cette chronique. Nous publierons les liens sur le site de RFI, rubrique « Les dessous de l’infox ». Il y a Les Observateurs de France 24, l’AFP Factuel, les décodeurs du Monde, et nombre de vérificateurs moins connus, mais parfois très pertinents et très pointus sur certains sujets. Vous vous intéressez à ce qui se passe au Mali en ce moment ? Si vous allez sur @StopIntoxSahel par exemple, vous trouverez une collection d’infox démontées par diverses rédactions de fact checking. On y retrouve notamment cette photo ressortie fin août, où l’on voit des motos sur le tarmac de l’aéroport de Bamako. C’est une livraison de la France pour l’armée malienne, présentée à tort comme des motos destinées aux djihadistes. Cela fait cinq mois que le mensonge a été dénoncé, mais il revient régulièrement sur les réseaux.

La bonne nouvelle, c’est que la vigilance des internautes ne cesse de s’accroître et que les propagateurs de fausses nouvelles sont de plus en plus vite épinglés.

rfi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut