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Dette intérieure non payée : La révolte des créanciers… menace sur le Sommet Afrique-France

Dette intérieure non payée : La révolte des créanciers… menace sur le Sommet Afrique-France

Des opérateurs économiques maliens, réunis au sein de l’association des fournisseurs et opérateurs économique du Mali, étaient face à la presse, samedi dernier. Venus nombreux à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, les organisateurs de la conférence dénoncent ce qu’ils qualifient de « mauvaise foi » et « trahison » du ministre malien de l’Economie et des Finances dans la gestion du dossier relatif à l’épurement de la dette intérieure du Mali.

Des créanciers dénoncent la mauvaise foi du ministre de l’Economie et des Finances Dr Boubou Cissé et menacent de bouder le Sommet Afrique-France que notre pays va abriter en janvier prochain. C’est du moins que l’on puisse dire.

A en croire les conférenciers, contrairement à ses prédécesseurs, Boiré Fily Sissoko et Mamadou Igor Diarra, l’actuel locataire de l’hôtel des finances du Mali est un homme qui se laisse facilement manipuler par son entourage. Il se fait influencer, jurent les conférenciers, par deux hommes considérés comme des obstacles et limogés par Mamadou Igor Diarra, mais que Boubou Cissé a rappelés à ses côtés. Il s’agit, précisent-ils, des sieurs Ben Bouyé, Directeur Général des Marchés Publics et Robert Diarra, Chef de Cabinet du Ministère.

Face donc à ce refus du ministre de l’Economie et des Finances et son entourage de solder la dette intérieure du Mali pour laquelle la Banque Mondiale a décaissé la bagatelle de 200 milliards de nos francs, sous forme d’aide à l’Etat malien, les fournisseurs de l’Etat interpellent l’Etat au plus haut niveau.

Daouda Koné, président de l’association et son Secrétaire Général, Mohamed Bah, sont on ne peut plus explicites : leur association ne compte que de militants dont les dossiers sont en règle. Mieux, ils sont tous de bons citoyens, à jour de paiement de leurs impôts et taxes envers l’Etat et les banques prélèvent régulièrement des agios sur leurs comptes d’emprunt.

L’association, créée il y a 4 ans, reconnaît la bonne volonté de l’Etat à payer ses créanciers de la période s’étalant de 1995 à 2012, mais dénonce surtout l’impartialité du ministre Cissé dans la gestion des dossiers de créances du Mali. Invoquant, pour l’exemple, le fait que le département a déboursé la pharamineuse somme de 19 milliards de nos francs pour la compagnie minière sud-africaine Rand Gold à laquelle l’Etat malien livre une guerre sans merci pour non paiement de plus de 43 milliards FCFA au titre de la TVA.

Les fournisseurs et opérateurs économiques, membres de cette association, menacent aussi de saboter la tenue du Sommet Afrique-France au Mali, en janvier prochain, en faisant des actions d’éclat.

Ange
malijet

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