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Deux ans après le dieselgate, l’empire Volkswagen est en pleine forme

Deux ans après le dieselgate, l’empire Volkswagen est en pleine forme

Le groupe allemand aux douze marques n’a jamais vendu autant de voitures qu’en 2017, en dépit du scandale des moteurs truqués qui a éclaté deux ans plus tôt.

Le dieselgate n’a pas fait fuir les clients de Volkswagen. Deux ans après avoir reconnu avoir truqué les moteurs diesel de 11 millions de véhicules dans le monde, le géant allemand aux douze marques (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Porsche…) a même enregistré des ventes record en 2017, avec 10,74 millions de véhicules livrés dans le monde, un chiffre en progression de 4,3 % sur un an.

Le géant allemand se porte bien, à l’instar des constructeurs allemands haut de gamme BMW et Daimler, qui ont eux aussi enregistré en 2017 des ventes record. Il confirme également la bonne tenue de ses ventes après avoir détrôné en 2016 le japonais Toyota au rang de premier constructeur mondial avec 10,3 millions de livraisons de véhicules. Carlos Ghosn, à la tête de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi revendique de son côté le titre de numéro un de l’industrie automobile pour 2017, si l’on exclut les ventes de poids lourds comptabilisés chez son rival allemand.

La Chine, où la demande explose, reste le marché le plus important pour le groupe de Wolfsburg, avec près de 4,2 millions de véhicules vendus (+5,1 %). Même si l’industriel y avait enregistré une croissance plus impressionnante en 2016 (12,2 %).

Amérique du Sud

Volkswagen enregistre ses plus fortes progressions en Amérique du Sud (+23,7 %, 521.600 véhicules vendus), où le constructeur met en avant la reprise du marché brésilien, et en Europe de l’Est et Europe Centrale (+13,2 %, 744.600 livraisons), zone tirée notamment par le marché russe.

Aux Etats-Unis, où le scandale a éclaté en septembre 2015, le groupe voit ses ventes progresser de 5,8 %.

« Nous remercions nos clients pour la confiance que ces chiffres traduisent », a commenté Matthias Müller, nommé à la tête du groupe peu après les révélations du dieselgate et la démission du dirigeant Martin Winterkorn.

Plus dur en Europe

C’est pourtant plus dur pour Volkswagen sur le Vieux Continent : le groupe enregistre en Europe de l’Ouest une croissance moins forte (1,4 %), avec 3,58 millions de véhicules vendus. Notamment en cause : un ralentissement des ventes en Allemagne, où le scandale des moteurs truqués, qui continue de faire régulièrement la une des journaux, a laissé des traces (-0,4 %, avec 1,28 million de livraisons).

Du côté des marques, la filiale espagnole Seat enregistre la meilleure progression (+14,6 %), suivie par la marque tchèque Skoda (+6,6 %, à 1,2 million de véhicules), contre une croissance des ventes de 4,2 % pour la marque Volkswagen. Cette dernière représente toujours – et de loin- la plus grosse partie des ventes du groupe, avec 6,23 millions de livraisons.

Investissements

Les ventes du constructeur haut de gamme Audi ne progressent quant à elles que d’un timide 0,6 %, avec 1,88 million de véhicules vendus. Des ventes notamment plombées par un conflit avec son réseau de distribution en Chine en début d’année.

Ces bonnes recettes aideront le groupe à investir dans des domaines d’avenir, à savoir l’électrique, la voiture autonome ou le numérique, alors que Volkswagen a annoncé en novembre un plan d’investissements de 34 milliards d’euros d’ici 2022.

Elles serviront également à Volkswagen à continuer à gérer les conséquences du dieselgate, qui lui a jusqu’ici coûté 25 milliards d’euros.

Pauline Houédé
lesechos

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