vendredi 22 janvier 2021
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Droits voisins : Google paie certains médias sans réellement céder du terrain face aux éditeurs de presse

Droits voisins : Google paie certains médias sans réellement céder du terrain face aux éditeurs de presse

Sans céder sur les droits voisins, Google a noué des partenariats avec des médias et rémunérera leurs articles intégrés dans ses fils d’actualité. Alors que les médias européens espèrent le faire céder sur ces droits, les éditeurs ayant accepté ses offres sont pratiquement accusés de traîtrise.

Google, sans réellement changer sa position sur le sujet des droits voisins, a décidé de payer certains éditeurs de presse pour l’utilisation de leurs articles. En effet, le géant du web a annoncé dans un post de blog qu’il négociait avec des médias pour rémunérer des éditeurs de presse pour leurs contenus. D’après les premières informations, Google envisage  de lancer, plus tard dans l’année, « un programme de licence afin de payer les éditeurs pour un contenu de haute qualité pour une nouvelle expérience de l’information ».

Brad Bender, vice-président de la gestion des produits chez Google, a fait savoir que des négociations ont eu lieu pendant plusieurs mois avec le groupe Spiegel en Allemagne et Diarios Associados au Brésil. Après le succès de ces dernières, les médias australiens Schwartz Media, The Conversation et Solstice Media auraient également signé un partenariat avec Google.

Dans les faits, le géant du web paiera pour sélectionner certains articles qui seront intégrés dans un onglet au sein des fils d’actualité et de référencement de contenus tels que Google News et Google Discover.

Malgré tout, ces partenariats ne sont pas de bonnes nouvelles pour les associations de médias européens. Alors qu’en France, l’autorité de la concurrence avait demandé à Google de négocier de bonne foi avec les médias, et qu’en Australie, les autorités souhaitent contraindre Google à partager ses revenus publicitaires avec les médias, les partenariats individuels pourraient désunir les médias. En effet, ceux qui en bénéficient n’ont plus de raison de lutter avec les autres pour que le géant du web paie les droits voisins. A ce propos, pour la plupart de leurs collègues européens, les éditeurs de presse ayant accepté l’accord ne sont pas loin d’être considérés comme coupables de haute trahison.

agencecofin

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