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Ecobank Niger blinde son coffre

Ecobank Niger blinde son coffre

Quinze ans après son implantation sur la place financière nigérienne, la filiale de la banque panafricaine Ecobank roule sur du velours. De 2011 au 31 décembre 2014, le total bilan est allé crescendo et a atteint à la clôture de l’exercice 2014 la bagatelle de plus de 245 milliards de f CFA, soit une variation de 106% sur la période des 4 dernières années. Le métronome de cette grosse performance porte la signature du jeune banquier nigérien, Ibrahim Bagarama.

L’année 2014 a été une belle moisson pour la filiale nigérienne du groupe bancaire panafricain Ecobank qui consolide sa position de premier prêteur sur la place de Niamey. Le total cumulé de ses prêts sont estimés à plus de 156,8 Mds de f CFA. Signe de la solidité de son portefeuille et de son offensive sur le marché bancaire, la banque affiche un total bilan de 245 milliards f CFA au 31 décembre 2014 contre 210 Mds fin 2013 et un résultat avant impôt de l’ordre de plus de 5 Mds de f CFA. Selon des statistiques en notre possession, la filiale nigérienne de la banque panafricaine affichant en termes des ressources la cagnotte de 155 Mds de f CFA à la clôture de l’activité 2014 est celle qui a le plus prêté à l’investissement domestique et privé du pays largement devant la BOA (101,1 Mds) la Sonibank (45,3 Mds) Banque Atlantique et BIA Niger qui se situent respectivement à 27, 3 Mds et 20,4 Mds). A priori, la grosse prouesse d’Ecobank Niger fin 2014 est d’arriver à supplanter BIA Niger du marché jusque-là la deuxième banque du pays, sur beaucoup de segments du marché, profitant du flottement et de l’émiettement de son portefeuille. Ses revenus ont fortement grimpé passant de 9 milliards à fin 2011 à 17 Mds au 31 décembre 2014, soit une variation de 89%.

Cette performance des quatre dernières années est le fruit d’une combinaison intelligente basée sur le binôme expertise et persévérance d’une équipe dévouée au travail. Mais aussi l’ingéniosité et la vision managériale de son directeur général, le jeune banquier nigérien, Ibrahim Bagarama, qui a hissé Ecobank Niger au rang des filiales les plus rentables du groupe au sud du Sahara. Les résultats mis à notre disposition en exclusivité confirment que la filiale nigérienne détient l’un des portefeuilles les plus sains du marché grâce à une forte et saine collecte des dépôts. A regarder de très près, le total bilan connaît une forte croissance depuis l’arrivée le 13 mars 2012 d’Ibrahim Bagarama à la tête d’Ecobank Niger. De 119 Mds de f CFA au 31 décembre 2011, 161 Mds à fin 2012, 210 Mds en 2013 à 245 milliards à fin décembre 2014, l’institution bancaire qui boxait coude à coude dans un couloir de mouchoir avec BOA Niger joue désormais à grosses cordes. Après avoir drivé durant quatre bonnes années Ecobank Niger, Ibrahim Bagarama laisse derrière lui une banque liquide. Il atterrit à la tête de la filiale Congo-Brazzaville avec comme principal défi de la rendre performante. Le nouveau patron d’Ecobank Niger est le Sénégalais Didier Correya, jusque-là DG de la filiale togolaise.


 

Who’s Ibrahim Bagarama ?


 

Ibrahima Bagarama a eu une carrière riche à Ecobank Niger où il a occupé divers postes de responsabilité. Il a débuté sa carrière au sein de cette institution en 2002 en qualité d’analyste risque sénior. Il a été directeur du département des Risques à Ecobank Niger et ensuite à Ecobank Guinée. En 2010, il était directeur exécutif et chef de département des grandes entreprises à Ecobank Guinée. En 2012, il a été promu au poste de directeur général d’Ecobank Niger. Avant de rejoindre Ecobank, il a commencé sa carrière professionnelle à Bank of Africa en qualité de gestionnaire de comptes en 1996. Ibrahima compte contribuer considérablement à la croissance d’Ecobank Congo afin qu’elle devienne l’une des meilleures banques au Congo. Ibrahima est titulaire d’un Master en Business Administration à l‘IAE de Poitiers (France). Il possède également une maitrise appliquée en finance & comptabilité de l’Université Hassan II à Casablanca (Maroc).

(La suite à lire dans le prochain numéro du magazine Les Afriques)

Par Ismael Aidara, Envoyé spécial à Niamey
lesafriques.com

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