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Ecobank pourrait trouver un «arrangement extra-judiciaire» …

Ecobank pourrait trouver un «arrangement extra-judiciaire» …

Ecobank pourrait trouver un «arrangement extra-judiciaire» avec son ex DG Thierry Tanoh.

Ecobank pourrait mettre fin à la bataille judiciaire l’opposant à son ex directeur général Thierry Tanoh à travers un «arrangement extra-judiciaire», rapporte l’agence Bloomberg le 3 juin, citant un haut dirigeant du groupe bancaire panafricain.

«Suite à sa condamnation par des tribunaux africains à verser plus de 35 millions de dollars des dommages et intérêts à son ancien directeur général, la banque va tenter de trouver un accord avec M. Tanoh cette année», a déclaré l’actuel directeur général d’Ecobank, Albert Essien, à Bloomberg, en marge du forum économique mondial pour l’Afrique qui se tient au Cap (Afrique du Sud).

«Bien que le processus judiciaire continue, nous finirons par régler cette affaire à l’amiable», a souligné M. Essien. Et d’ajouter : «Je ne peux pas arrêter le processus judiciaire jusqu’à ce que nous ayons un règlement. Les deux options vont être pour le moment poursuivies».

Thierry Tanoh a rencontré récemment des hauts dirigeants du groupe Ecobank en Côte-d’Ivoire à l’occasion des Assemblées de la Banque africaine de développement (BAD), selon son avocat, Me Soualiho Diomandé.

Le tribunal de commerce d’Abidjan a condamné le mois dernier la filiale ivoirienne d’Ecobank à verser à Thierry Tanoh 8,2 milliards de francs CFA (14 millions de dollars) à titre de dommages et intérêts. Ce montant s’ajoute aux quelque 22,5 millions de dollars que le groupe Ecobank a été condamné à verser à M. Tanoh par des tribunaux d’Abidjan et de Lomé pour licenciement abusif et diffamation.

La Haute cour de Justice britannique a cependant intimé à l’ex directeur général d’Ecobank de ne pas demander le versement des 22,5 millions de dollars auxquels la banque avait été condamnée à Lomé et Abidjan. Cette injonction est constestée par l’avocat de M. Tanoh. Le groupe Ecobank avait saisi la juridiction londonienne en vertu d’une clause d’arbitrage figurant dans le contrat de travail signé par M. Tanoh.

Il est à rappeler que Thierry Tanoh avait été, peu après sa nomination à la tête d’Ecobank, l’objet d’une violente opposition de la part d’autres membres du management de la banque, alors qu’il tentait de faire la lumière certains dossiers de la gestion récente du groupe. M. Tanoh avait notamment commandé un audit au cabinet international Ernst & Young à propos duquel il avait déclaré qu’à la sortie du rapport «on verra qui doit rester et qui doit partir !». Son brusque licenciement était intervenu juste avant la sortie de ce rapport interne.

L’agence Ecofin qui a obtenu une copie de ce rapport, avait pu constater que le cabinet Ernst & Young a relevé, dans la gestion passée de la banque, une cascade d’irrégularités, de procédures illégales, de sorties d’argent non justifiées et d’importantes transactions douteuses. L’audit notamment révélé que certains hauts dirigeants de la banque s’étaient octroyés des options nettement au delà de ce qui leur était autorisé, et pris des décisions majeures sans en informer les administrateurs.

agenceecofin.com

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