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Egypte : le chinois GCL s’allie à l’armée pour un deal à 2 milliards de dollars

Egypte : le chinois GCL s’allie à l’armée pour un deal à 2 milliards de dollars
L’armée égyptienne et le groupe chinois GCL viennent de signer un protocole d’entente pour la construction d’une unité de production de panneau solaire pour 2 milliards de dollars. Un projet qui devrait permettre la production de 5 GW d’énergies renouvelables.

Le groupe chinois GCL vient de conclure un protocole d’accord avec le ministère égyptien de la Production militaire, pour la construction d’une unité de production de panneaux solaires. Montant avancé de l’opération : 2 milliards de dollars. Le protocole d’entente stipule que la future installation devra fabriquer des panneaux capables de produire 5 GW par an.

Objectif 4,3 GW d’énergies renouvelables

Pour l’heure, aucune des deux parties n’a mentionné la localisation de la future unité de production, ni le délai de livraison du projet. Ce rapprochement entre l’opérateur chinois et l’armée égyptienne s’inscrit dans le plan annoncé par les autorités en 2014 visant à étendre la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique égyptien à 4,3 GW.

Un objectif que Le Caire s’était donné trois ans pour atteindre et qui devait intégrer des installations éoliennes et solaires. Depuis, de nombreux investisseurs se sont retirés à la suite de différends contractuels, mettant à mal l’objectif de l’Exécutif. L’autre ambition du Caire, c’est que les énergies renouvelables puissent répondre à 20% des besoins énergétiques du pays d’ici à 2022.

L’armée, un acteur économique

Les investisseurs étrangers et les touristes, principales sources de devises, ne semblent toujours pas près de remettre les pieds en Egypte. Une situation qui a poussé l’Exécutif a faire appel à l’armée pour lui prêter main-forte dans le financement des grands projets d’infrastructures.

L’appareil militaire égyptien a également été sollicité pour la distribution de produits subventionnés pour atténuer la pression causée par la hausse des prix et la pénurie de certains produits de grande consommation. Résultat : le poids économique de l’armée (qui était déjà conséquent) n’a fait que croître et a élargi son éventail de production qui compte désormais aussi de l’eau embouteillée.

L’emprise de l’armée sur l’économie cristallise les critiques. L’appareil militaire est accusé d’user des conscrits comme main-d’œuvre abordable et du foncier de l’Etat lui permettant de gagner en compétitivité. Des accusations niées par le président pour qui les activités économiques de l’armée seraient équivalentes à 2% à 3%, loin des 50% avancés par l’opposition.

afrique.latribune

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