lundi 28 septembre 2020
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Ella, la policière virtuelle

Ella, la policière virtuelle

La police néo-zélandaise expérimente un dispositif d’intelligence artificielle en ligne pour enregistrer les dépôts de plainte. Le programme Ella prend les traits d’une officière de police sur un écran d’ordinateur ou celui d’un smartphone.

Les flux constants d’informations qui transitent par les centres des données gigantesques de la toile, sont analysés par des programmes informatiques qualifiés par les chercheurs « d’intelligents ». Ces systèmes analytiques surpuissants  intéressent les autorités judiciaires de tous pays du monde. Certains pour prévenir la criminalité, d’autres pour juger les coupables dans des tribunaux automatisés.

La police de la Nouvelle-Zélande a choisi une autre voie en transformant ses policiers en chargé d’accueil. Son dispositif basé sur un programme d’intelligence artificielle est en phase de test dans plusieurs commissariats.Tout est parti d’un constat des autorités, 25 % des délits seulement sont signalés dans le pays. En cause, les files d’attente interminables dans les postes de police et l’angoisse de certaines victimes renoncent à déposer une plainte par crainte d’être peu écoutées ou mal comprises par leur interlocuteur humain. Mais voici Ella, une intelligence artificielle connectée dont l’apparence sur un écran d’ordinateur, un smartphone ou celui d’une borne dédiée qui a été installée dans les rues, ressemble à une officière de police en uniforme complet.

Son image réalisée à partir de 26 personnes différentes inspire la sympathie, selon ses créateurs. La machine est capable de répondre sans a priori à toutes les questions qu’on lui pose, les victimes de délit ou d’agression se sentent alors plus en confiance et finissent par déposer plus facilement une plainte. Ce n’est pas la première fois que les autorités de polices dans le monde ont recours à ce subterfuge technologique. Certains programmes permettent déjà de déterminer, en temps réel, si la plainte déposée par une personne est recevable, au Royaume-Uni, en Espagne et même à la Cour européenne des droits de l’homme en utilisant une IA pour faire face à l’accumulation des dossiers en instance.

Des technologies basées sur reconnaissance faciale, sont employées pour prévenir les délits dans les villes, aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et surtout en Chine. Des systèmes de prédiction à la « Minority Report » qui « engendreraient fatalement un état policier et totalitaire ? » se demandait, par ailleurs, Philip K. Dick en 1956 en rédigeant sa nouvelle portée à l’écran en 2002 par le réalisateur Steven Spielberg.Toutefois, le système de la Nouvelle-Zélande n’a pas l’ambition de traquer ses citoyens en se contentant d’enregistrer simplement votre plainte. Cette expérimentation d’une durée de trois mois sera, en cas de succès, étendue à tout le pays.

rfi

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