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En quête de rendements élevés, le plus gros fonds souverain au monde…

En quête de rendements élevés, le plus gros fonds souverain au monde…

Le fonds de pension public norvégien est en train d’intensifier ses investissements en Afrique, en vue de tirer profit de la croissance élevée qu’enregistre ce continent, rapporte l’agence Bloomberg le 15 avril, citant un dirigeant de ce plus gros fonds souverain au monde.

«Après l’Afrique du Sud, nous sommes en train d’étendre nos investissements, notamment au nord et à l’ouest du continent à la recherche de belles opportunités», a déclaré Yngve Slyngstad (photo), directeur général de Norges Bank Investment Management, l’établissement chargé de la gestion du fonds souverain qui pèse 890 milliards de dollars. «Ce qui est nouveau, c’est que nous avons déjà glissé le curseur vers nord, en investissant au Kenya et au Nigeria. Nous cherchons aussi des opportunités dans bon nombre de pays d’Afrique de l’Ouest», a-t-il ajouté.

M. Slyngstad précise aussi que le fonds s’intéresse également à l’Afrique du Nord.

«En Afrique du Nord, nous avons déjà investi au Maroc et en Egypte, et il y aura également des investissements prochainement en Tunisie», a-t-il dit, indiquant que le fonds compte sur des conseillers locaux pour identifier les entreprises à fort potentiel.

Le fonds souverain norvégien qui investit notamment dans les actions, les obligations et l’immobilier un peu partout dans le monde a affiché l’an dernier un rendement de 7,6%.

Pour financer les futures dépenses de son État-providence, la Norvège met traditionnellement de côté l’intégralité de ses importants revenus pétroliers publics et ne s’autorise à utiliser qu’un maximum de 4%, chiffre arbitraire, correspondant à leur rendement estimé, pour équilibrer ses comptes publics sinon déficitaires.

Le fonds souverain norvégien est régi par de strictes règles éthiques édictées par le Parlement et qui lui interdisent d’investir dans les groupes coupables de violation des droits de l’Homme, dans ceux fabriquant des armes «particulièrement inhumaines» ou dans les producteurs de tabac. Une soixantaine de grandes entreprises internationales figurent ainsi sur sa liste noire parmi lesquelles EADS, Boeing, Safran, Philip Morris ou encore Wal-Mart.

agenceecofin.com

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