dimanche 05 juillet 2020
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Énergie: une chute des investissements sans précédent en 2020 selon l’AIE

Énergie: une chute des investissements sans précédent en 2020 selon l’AIE

Les investissements mondiaux dans l’énergie devraient reculer de 400 milliards de dollars en 2020 à cause du Covid-19, estime l’Agence internationale de l’énergie. Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la planète.

Une des rares conséquences positives du Covid-19, c’est la baisse des émissions de CO2. Elles pourraient chuter de 8% en 2020, plus qu’en 2009, estime l’AIE. Mais reprendront-elles de plus belle ensuite ? Tout dépendra du montant et de la nature des investissements dans l’énergie. Or ces financements devraient dégringoler de 20% à cause du Covid-19 alors qu’on s’attendait à une augmentation de 2% en 2020 avant l’épidémie. 400 milliards de dollars de moins dans l’énergie, ce sera la plus forte chute de l’histoire.

Toutes les énergies vont pâtir de la crise

Ce déclin va toucher les énergies fossiles, mais pas seulement. Les investissements dans les hydrocarbures devraient plonger de 30%. Rien que dans les schistes aux États-Unis, les dépenses seront réduites de moitié, même s’il est trop tôt, souligne l’AIE, pour écrire la fin de leur histoire. Mais toutes les énergies vont pâtir de cette crise. Les capacités d’investissement des grandes compagnies énergétiques sont atteintes. C’est bien pire pour les compagnies publiques des pays émergents, déjà sous-financées. L’AIE anticipe une chute de 10% des investissements dans les énergies renouvelables en 2020, qui pénalisera plus le solaire que l’éolien, ainsi qu’une chute de 9% des investissements dans les réseaux électriques, le plus faible niveau d’approbations de projets hydroélectriques et nucléaires de la décennie. Elle prévoit aussi une stagnation des dépenses dans les centrales à gaz et un nivellement des investissements dans les techniques de stockage de l’énergie par les batteries.

Rôle incitatif des gouvernements

La crise peut aussi être une opportunité de changement selon l’Agence. Certaines vieilles installations vont être mises hors circuit de façon accélérée, mais la crise risque aussi de freiner les dépenses des consommateurs dans les nouvelles technologies plus vertes ou plus économes en énergie. Pour que l’on ne dépende pas davantage après la crise des énergies polluantes, les décideurs politiques doivent saisir l’occasion de combiner relance économique et objectifs climatiques, conclut l’agence.

rfi

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