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Eolien: General Electric intéressé par la co-entreprise entre Areva et Gamesa

Eolien: General Electric intéressé par la co-entreprise entre Areva et Gamesa

General Electric considère «avec intérêt» une possible «évolution du capital» d’Adwen, la co-entreprise entre Areva et Gamesa dans l’éolien offshore, a indiqué mardi le président de la division Energies renouvelables du groupe américain, Jérôme Pécresse.

«Nous avons vocation à être un des trois principaux acteurs de l’offshore (…) et nous ne pouvons que regarder avec intérêt une évolution du capital d’Adwen», a affirmé M. Pécresse lors d’une rencontre avec des journalistes.

«Nous avons toujours été partisans de construire une filière française durable dans l’éolien offshore», a-t-il ajouté.

L’avenir d’Adwen est au coeur des discussions entre le fabricant espagnol d’éoliennes Gamesa et l’allemand Siemens qui ont entamé il y a plusieurs mois des négociations en vue d’un rapprochement.

La co-entreprise avec Areva a été créée en mars 2015 pour regrouper leurs actifs dans l’éolien offshore.

Pour faciliter sa fusion avec Siemens, Gamesa a proposé à Areva de rompre leur alliance, selon des informations de la presse espagnole que les deux partenaires n’ont pas souhaité commenter.

Siemens serait aussi prêt à racheter la part d’Areva dans la co-entreprise, selon la presse allemande. Le groupe est actuellement le leader mondial des turbines éoliennes en mer, et cette option pourrait poser des problèmes de concurrence à la Commission européenne.

L’évolution du sort d’Adwen est aussi regardé de près par l’Etat français, actionnaire à plus de 86% d’Areva. Les changements d’actionnaires devront déboucher sur le choix du «partenaire le plus pertinent en terme industriel et en terme d’emplois», avait indiqué fin mars le ministre de l’Economie Emmanuel Macron.

Areva a remporté des contrats pour fournir trois parcs éoliens en mer au large et des côtes françaises et s’est engagé à installer deux usines au Havre.

L’Etat français a entamé des discussions avec les acteurs de ce dossier — Emmanuel Macron a rencontré fin mars le président du conseil de surveillance de Siemens Gerhard Cromme — et il sera vigilant sur deux choses: le prix proposé pour reprendre la participation d’Areva dans la co-entreprise et le schéma industriel que le repreneur proposera, indique une source proche de Bercy.

Aucune offre formalisée n’a encore été faite, ajoute cette source.

Un an après avoir racheté la branche énergie d’Alstom, et donc son éolienne de 6 mégawatts, baptisée «Haliade», General Electric, dont le siège mondial pour sa division Energies renouvelables est basé à Paris, affiche ainsi ses ambitions dans l’éolien en mer, avec un carnet de commandes actuel de 2.000 mégawatts.

Son site de Saint-Nazaire a déjà livré trois turbines et le groupe est en train de fabriquer les cinq qui seront installées dans le premier parc en mer aux Etats-Unis.

GE doit également ensuite fournir plus de 66 turbines pour un projet de parc en mer du Nord au large des côtes allemandes, ainsi que les éoliennes de trois projets français portés par EDF.

Dans les énergies renouvelables, outre l’éolien en mer, le groupe américain est déjà un des leaders mondiaux dans la fabrication d’éoliennes terrestres et des turbines pour les barrages hydrauliques. Il a également une activité dans le solaire à concentration, avec un projet en cours de réalisation en Israël.

afp/20minutes.fr

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