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Espace UEMOA-Mobilisation des Ressources financières: L’Agence UMOA Titres pour …

Espace UEMOA-Mobilisation des Ressources financières: L’Agence UMOA Titres pour …

Espace UEMOA-Mobilisation des Ressources financières: L’Agence UMOA Titres pour un appui aux Etats

Pensée et réfléchie au niveau de la Banque Mondiale il y a maintenant une quinzaine d’années de cela, l’Agence UMOA Titres se positionne comme un acteur clé dans l’accompagnement des Etats de l’espace de l’Union Economiques et Monétaires Ouest Africain (UEMOA) en matière de recherche de financement dans leur processus d’émergence. Rencontré lors d’un séminaire de Coris Bourse Burkina Faso à Ouagadougou, le Directeur Adjoint de l’Agence UMOA Titres, Badanam PATOKI explique d’avantages à travers un entretien accordé à Ecodufaso.com.

Ecodufaso.com : Présentez-nous l’Agence UMOA Titres.
M. Badanam PATOKI : En rappel historique, la Banque Centrale jusqu’à une époque récente entre 1999-2000 accordait statutairement des avances aux Etats dans le cadre de la Mise en œuvre de la politique monétaire. Au fil du temps l’on s’est aperçu que ces avances ne se remboursaient pas. L’on a pu prendre conscience qu’il y avait un besoin réel de financement des Etats. Alors pour éviter les impacts négatifs de cette accumulation « d’arriérés » sur les avances statutaires, les autorités de l’Union ont décidé de mettre fin aux avances statutaires.

Donc à partir de 1999, les Etats ont décidé de renoncer véritablement aux avances statutaires afin de créer un marché. Pour cela, le marché des Titres Publiques a été créé en 2001. Ce sera pratiquement en 2013 à la demande des autorités de l’Union qu’il a été jugé opportun de mettre en place l’Agence UMOA Titres pour accompagner les Etats en termes de conseils surtout et en termes d’opérationnalisation. Cela consiste à suivre les Etats dans la mobilisation des ressources. Il faut dire que ces opérations étaient conduites jusque-là par la Banque Centrale.

Quel est l’engouement des Etats envers vos actions ?

Il faut tout simplement dire que le constat que nous faisons aujourd’hui, pratiquement tous nos Etats de l’Union sont dans de processus d’émergence. Et ce dit processus appelle des financements importants. Les pays de l’Union sont aujourd’hui au point d’achèvement de l’initiative PPTE. Donc ils ont une limite dans la mobilisation des ressources au niveau international. Ce que nous avons fait au niveau de ces besoins s’agit de créer une possibilité d’investissement pour les acteurs. Pour l’heure il y a une forte participation des établissements de crédits. Notons aussi cette nécessité d’aller vers les institutionnel tel la Caisse Nationale de Sécurité Sociale/Burkina Faso.

Au jour d’aujourd’hui sur quoi est basée la motivation pour attirer les Etats et les autres investisseurs?

Le dispositif fondamental qui a été mise en place c’est quelque part un engagement fort des Etats, en mobilisant ces ressources de pouvoir rembourser. Pour éviter des cas de non remboursement. Cela va permettre naturellement le développement des marchés. Et un des cas fondamentaux c’est la mise en place d’un fonds de stabilité financière prévu par le mécanisme, pour justement parer à ces éventualités de non remboursement par un Etat.

L’Agence a fait une présentation sur les opportunités qu’offrent le marché des titres publics lors du séminaire organisé par Coris Bourse à Léo. Comment avez-vous apprécié cela ?

Mon appréciation est très positive. Si vous prenez la Caisse Nationale de Sécurité Sociale c’est qu’il faut qu’il faille aller vers la diversification des investissements. C’est-à-dire qu’il ne faut pas concentrer les investissements dans un seul secteur aujourd’hui. Ce que nous avions jusqu’ici pour ces institutions c’est les dépôts à termes, les financements de projets immobiliers. Aujourd’hui le marché des Titres publics offre une possibilité nouvelle pour la caisse de venir investir et donc cette participation est pour nous une forme de sensibilisation des Administrateurs qui ont la décision d’investissement et cela nous parait véritablement important.

Entretien réalisé par Balguissa Sawadogo

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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