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Etats-Unis-Burundi : Washington attiré par l’énergie de Bujumbura.

Etats-Unis-Burundi : Washington attiré par l’énergie de Bujumbura.

Entre une crise politique, en voie de résolution, et la reprise du climat des affaires, notamment autour de l’énergie, S.E Albert Shingiro, ambassadeur permanent du Burundi aux Nations Unies, nous a livré son analyse de la situation. Le retour de la croissance pourrait s’accompagner de l’émergence d’une nouvelle voie économique : la production massive d’électricité.

Les Afriques : Tout d’abord, un mot sur la situation politique à Bujumbura. Une phase de dialogue a été initiée entre les autorités et l’opposition au Burundi. Où en est-on ?

S.E. Albert Shingiro : Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est effectivement rendu à Bujumbura. La situation s’est calmée et il a bien pu se rendre compte que la situation n’était pas aussi désespérée que ce que des médias internationaux ont rapporté. C’était une visite de clarification. Par la suite, la compréhension de la situation auprès des diplomates à New York s’en est retrouvée modifiée.

Les Afriques : Quel a été l’impact sur l’économie ?

S.E. Albert Shingiro : Certains investisseurs ont pu être freinés par les troubles post-électoraux. Mais depuis, Pierre Nkurunziza, a fait une ouverture vers l’opposition. Le président de l’assemblée nationale est issu des rangs de l’opposition. Cette situation n’a pas vocation a duré et le climat des affaires retrouvera la sérénité, dont il a besoin.

Les Afriques : L’administration Obama a mis en place le Power Africa. Ce plan vise à électrifier le continent africain. Washington subventionnerait les sociétés et les investisseurs dans le domaine de l’énergie, à condition de lancer ses opérations commerciales dans des pays stables et démocratiques.

S.E. Albert Shingiro : Justement, le Burundi est éligible à ce programme. Cela prouve la marche en avant de notre démocratie qui a connu des périodes difficiles. Mais les investisseurs ont généralement confiance en la qualité du pays. Je peux vous annoncer que la société Gigawatts – multinationale américaine- a signé un contrat avec notre gouvernement pour l’implantation de plusieurs centrales nucléaires de 7,5 MW. Cela concernera davantage la province de Gitega – la deuxième ville du pays et son centre urbain.

Les Afriques : D’autres sociétés s’apprêtent à s’engager au Burundi également?

S.E. Albert Shingiro : Ce ne sont pas les seules, bien entendu. La preuve encore par l’intérêt manifesté par 5 PME américaines. Des contacts ont été pris avec eux. Je les ai rencontrées lors d’un forum. Ils ont été reçus par le gouvernement du Burundi, pas plus tard que l’année dernière. Actuellement, ils souhaitent implanter plusieurs petites centrales nucléaires

(La suite à lire dans le numéro 348 du magazine)

Rudy Casbi, Envoyé spécial à New York.
lesafriques.com

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