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Fastjet perd de l’altitude après l’annonce d’un nouvel avertissement sur ses profits de…

Fastjet perd de l’altitude après l’annonce d’un nouvel avertissement sur ses profits de…

Fastjet perd de l’altitude après l’annonce d’un nouvel avertissement sur ses profits de l’exercice 2015

Le transporteur aérien Fastjet, pionnier des voyages à bas prix (low-cost) en Afrique, continue de perdre de l’altitude sur le London Stock Exchange (marché financier britannique), après l’annonce le 7 mars 2016, d’un autre avertissement sur ses performances financières de l’exercice 2015. « Sur la base des données dont nous disposons, le groupe s’attend à des résultats en dessous des attentes et nous prévoyons de connaître un solde annuel négatif sur la trésorerie », peut-on lire dans la note publiée par l’entreprise.

La réaction ne s’est pas faite attendre, le titre a perdu 2,7% mercredi 9 mars 2016 pour atteindre 38,5 pennies, soit son niveau le plus bas depuis le 15 avril 2015. La capitalisation boursière du transporteur cumule désormais une perte de 68,9% sur la période et les choses ne semblent pas prêtes de s’améliorer. Sur les forums des investisseurs du LSE, certains analystes estiment que Fastjet connaîtra une perte avant impôts et amortissements de 20 millions $, contre un bénéfice brut de 1 million $ au cours de l’exercice 2014 précédent.

Dans son profit warning, il ressort que les perturbations que connait l’industrie de l’aviation se sont prolongées plus longtemps que prévu. Mais à côté de ces défis, le transporteur connait une crise de confiance au sein de son board. Dans une lettre adressée à Colin Child, le président du conseil d’administration de la compagnie, Stelios Haji-Ioannou (photo), fondateur de Fastjet et qui détient 12% du capital via son véhicule d’investissement Easy Group, a convoqué une assemblée générale extraordinaire, indiquant qu’il ne faisait plus confiance à Ed Winter, le directeur général démissionnaire de la compagnie et Krista Bates sa conseillère et membre du Conseil d’Administration.

M. Haji-Ioannou estime aussi, que la mauvaise conjoncture du secteur a été aggravée par le fait, pour l’équipe dirigeante, de n’avoir pas su maitriser les coûts. L’entreprise dit posséder 20 millions $ de trésorerie au 29 février 2016 et que cela devrait suffire à soutenir son exploitation. Mais pour cela il faudrait que des mesures visant à réduire plus de coûts soient prises. Fastjet n’exclut pas aussi la possibilité de solliciter des fonds extérieurs, dans le cas où le besoin se ferait sentir.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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