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FCE : Ali Haddad divise les patrons

FCE : Ali Haddad divise les patrons

Ali Haddad divise les patrons du FCE. Hier, certains d’entre eux l’ont critiqué. Aujourd’hui d’autres patrons montent au créneau pour défendre les acquis et le travail du FCE et de son équipe dirigeante. À leur tête, le PDG de la compagnie d’assurance Macir Vie, Président de la commission des services du FCE et deuxième vice-président de l’Union des assureurs et réassureurs algériens (UAR).

Des avancées notables

Malgré un relèvement de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) de 23% à 26% pour le secteur des services dont font partie les assurances, Hakim Soufi tient à saluer les acquis obtenus par le Président du FCE ». Il estime que « cette loi de finance est loin d’être un échec. C’est même une victoire ».

La réduction de l’IBS pour les producteurs, une réduction, même minime de la TAP, sont un pas dans la bonne direction, ajoute-t-il. Surtout, M. Soufi souligne le fait que la dépénalisation de l’acte de gestion est une avancée majeure qui permettra de libérer l’initiative et servira au développement plus serein de l’économie nationale.

Interrogé sur le fait que la réduction de l’IBS n’est vue que comme une correction d’une erreur antérieure, le membre du FCE affirme qu’il a fallu batailler pour obtenir cette rectification. Hakim Soufi salue d’ailleurs l’effort du gouvernement qui intervient en temps de crise, rappelle-t-il. Dans l’ensemble, le même considère que c’est une « grande avancée pour l’entreprise et le gouvernement, qui commence à prendre en compte la réalité du terrain ».

Haddad dédouané par ses pairs

Ceci est à mettre à l’actif du président de l’organisation patronale, selon Soufi. En effet, Haddad a réussi ce que personne d’autre n’avait pu obtenir, affirme-t-il. Soufi avance que le FCE à désormais l’oreille du gouvernement grâce à Haddad. Il a su présenter « un argumentaire convaincant et solide », précise Soufi.

Par ailleurs, il tient à rappeler que le président du FCE « n’est pas décisionnaire et il n’est pas responsable des mesures décidées par le gouvernement ». À ce titre, il appelle l’ensemble des acteurs du FCE et de l’entreprise nationale en générale à soutenir et aider Ali Haddad dans ses efforts.

Un bémol pour les services

Cela dit, en tant que VP de l’UAR et président de la commission des services au FCE, Hakim Soufi relève tout de même une insuffisance dans la LFC. Il estime injuste qu’un secteur qui représente 40% de la richesse algérienne, en forte croissance, soit pénalisé avec un rehaussement de l’IBS de 3 points de pourcentage (de 23% à 26%).

En effet, en veillant à dédouaner Haddad et le FCE, Soufi estime que c’est un mauvais signal envoyé au secteur des services : « nous sommes des producteurs également, nous produisons des services ! », clame-t-il. De son point de vue, il est impossible et injuste de placer les importateurs et le secteur des services au même niveau d’IBS sur un pied d’égalité.

Un nouvel élan au FCE

Grâce aux efforts d’Ali Haddad, l’entreprise algérienne, notamment privée, est au centre de l’attention, estime-t-il. « Jamais le secteur privé n’a été aussi bien représenté », affirme Hakim Soufi. Haddad a réussi à ramener de la compétence et une énergie nouvelle au sein du FCE, toujours selon le patron de Macir Vie. Il y a désormais, au niveau de l’organisation patronale, des gens qui connaissent parfaitement bien leur sujet et la réalité du terrain, conclue-t-il.

Tewfik Abdelbari
tsa-algerie.com

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