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FedEx s’offre TNT Express à 4,4 milliards d’euros pour décupler sa présence en Europe

FedEx s’offre TNT Express à 4,4 milliards d’euros pour décupler sa présence en Europe

Le géant américain FedEx a mis 4,4 milliards d’euros sur la table pour s’offrir le néerlandais TNT Express dans le but de décupler sa présence sur le marché européen de la livraison de colis, deux ans après une tentative similaire de son rival UPS.

FedEx et TNT Express “ont conclu un accord sous condition pour une offre recommandée en numéraire de huit euros par action ordinaire”, ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué publié mardi matin.

Cette offre représente une prime de 42% sur la moyenne de l’action sur les trois derniers mois. Elle valorise les capitaux propres de TNT Express à 4,4 milliards d’euros (4,8 milliards de dollars).

A la Bourse d’Amsterdam, les investisseurs saluaient l’annonce: l’action TNT Express s’envolait de plus de 30% vers 11H00 (09H00 GMT), à 7,81 euros.

L’addition de TNT Express à FedEx permettra à ce dernier de se hisser à la hauteur de UPS et DHL sur le marché européen de la livraison de colis.

“Les réseaux des deux sociétés (FedEx et TNT, ndlr) sont extrêmement complémentaires”, a soutenu David Bronczek, directeur de la division FedEx Express, lors d’une conférence téléphonique, louant le réseau routier “exceptionnel” de TNT Express.

“Il a toujours été considéré que FedEx avait besoin d’un réseau routier paneuropéen plus fort pour compléter son solide réseau intercontinental”, a-t-il ajouté.

Les deux sociétés prévoient que l’OPA amicale soit clôturée lors du premier semestre de 2016. Un des principaux actionnaires de TNT, la société PostNL, a d’ores et déjà assuré qu’il vendrait ses 14,7%.

- Ventes en ligne -

Selon le directeur exécutif de FedEx, Frederick Smith, ce rapprochement permettra à sa société d’élargir son offre de transports internationaux et de “positionner FedEx sur la voie d’une croissance à long terme encore plus rentable”.

Cette acquisition doit permettre à FedEx de “tirer le meilleur parti des tendances du marché, en particulier la croissance continue du commerce en ligne”, selon la même source.

L’accord pourra toutefois être annulé si un tiers propose d’ici à huit semaines un prix de rachat supérieur d’au moins 8% à l’offre de FedEx et que cette offre est jugée “substantiellement plus bénéfique que celle de FedEx”.

Les activités intraeuropéennes de TNT dans le transport aérien ont vocation à être cédées, ont précisé les deux sociétés.

Le siège régional de FedEx se trouvera au siège actuel de TNT Express, à Hoofddorp, près d’Amsterdam, alors que l’aéroport de Liège, en Belgique, restera un centre “significatif” pour le groupe.

Cette opération intervient deux ans après la tentative du grand concurrent américain de FedEx, UPS, de s’emparer de TNT pour plus de 5 milliards d’euros.

Cette tentative avait échoué, les autorités de la concurrence craignant que UPS ait une position trop dominante sur le marché européen.

Les analystes estiment que la donne est cette fois différente, la présence actuelle de FedEx en Europe étant bien moindre que celle de UPS.

- ‘Anti-trust’ -

“Nous pensons qu’il y a une probabilité plus élevée que la transaction aboutisse au vu de la présence moins importante de FedEx sur le marché européen”, a commenté la société de conseils financiers Davy dans un communiqué.

FedEx et TNT Express ont eux exprimé un “haut niveau de certitude” sur cette question de la concurrence. “La transaction va augmenter la concurrence en Europe”, a renchéri M. Bronczek : “nous estimons qu’un troisième acteur de poids sur ce marché (avec DHL et UPS, ndlr) est essentiel”.

TNT Express était en pleine restructuration après l’échec de sa reprise par UPS: il avait annoncé en mars 2013 la suppression de 4.000 postes, soit 6% de ses effectifs, dans les trois années à venir, et un recentrage de ses activités sur l’Europe.

La société néerlandaise opère dans plus de 190 pays et emploie près de 60.000 personnes et le directeur exécutif Tex Gunning a soutenu que la transaction n’entraînerait pas de nouvelles suppressions d’emplois.

FedEx emploie lui plus de 320.000 personnes et son chiffre d’affaires annuel atteint quelque 47 milliards de dollars (43 milliards d’euros).

AFP/boursorama.com

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