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Fenêtre de tir chinoise pour la bauxite guinéenne

Fenêtre de tir chinoise pour la bauxite guinéenne

Le premier producteur du continent est sur les écrans radar de l’empire du Milieu, grand consommateur de ce métal tiré de l’alumine. Mais, s’il veut y rester, il devra rapidement resserrer ses liens avec Pékin.

L’appétit insatiable de la Chine pour l’aluminium ne se dément pas. Et pour cause : les industries des biens de consommation de l’empire du Milieu, en plein boom, ont toujours davantage besoin de ce métal tiré de l’alumine, elle-même issue du raffinage du minerai de bauxite. Or Pékin vient à manquer cruellement de cette bauxite pour approvisionner ses raffineries et alumineries.

« En 2010, la Chine produisait 16 millions de tonnes d’aluminium. Aujourd’hui, elle est passée à 31 millions de tonnes, soit 53,4 % de la production mondiale. Auparavant, les petites mines locales, éparpillées sur son territoire, suffisaient à fournir ses alumineries. Mais, depuis quelques années, certains gisements se sont taris, leurs coûts d’exploitation ont fortement augmenté, les problèmes environnementaux se sont multipliés, et, surtout, ils n’ont pu suivre les nouvelles cadences de production, d’autant plus que la qualité du minerai chinois est souvent médiocre. Logiquement, les volumes de bauxite importés ont donc explosé », décrypte l’analyste Magnus Ericsson, bon connaisseur de la filière en Afrique comme en Chine.

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