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Financement du Fida au Sénégal : Plus de 214 milliards décaissés en 36 ans

Financement du Fida au Sénégal : Plus de 214 milliards décaissés en 36 ans

Le portefeuille du Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal, qui date de 1979, comptabilise 16 projets exécutés pour un financement total d’environ 214,3 milliards de francs Cfa.

Dans le but de partager les innovations et les bonnes pratiques qui ont conduit aux résultats obtenus dans le cadre des projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal, un atelier se tient depuis hier à Dakar. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de faire le bilan du portefeuille de ce partenariat entre le gouvernement du Sénégal et le Fida qui date de 1979 et qui a porté sur 16 projets et programmes exécutés pour un montant total de 428,6 millions de dollars (environ 214,3 milliards de francs Cfa), dont 208,6 millions de dollars (environ 104,3 milliards de francs Cfa) de prêts et dons du fonds (48%), au profit d’environ 456 mille ménages. Pour justifier l’importance de cette rencontre, le représentant du Fida au Sénégal, Luyaku Nsimpasi, a soutenu que «la dernière génération de projets/programmes est fondée sur la consolidation, la mise à l’échelle, du moins la reproduction de modèles d’intervention et de bonnes pratiques qui ont été éprouvés grâce aux appuis du Fida ou d’autres partenaires techniques et financiers». D’après lui, «il est temps de montrer et de partager les résultats obtenus en termes d’effets induits, d’impacts sur les populations rurales des zones couvertes par les projets et programmes appuyés par le Fida au Sé­négal». «Il est également im­portant de partager les bonnes pratiques et innovations à succès produites lors de la mise en œuvre des projets et programmes qui ont conduit à l’atteinte de ces résultats et impacts tout en assurant les conditions de leur durabilité», explique-t-il. Ainsi, pendant ces deux jours, les échanges vont tourner autour des activités qui ont été menées dans le cadre du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) et du Programme d’appui au développement agricole et équipement rural (Padaer). Faisant le bilan de ces deux programmes, M. Nsim­pasi a informé que ces projets sont porteurs de très bons résultats. «Là où parfois la période de soudure était de 6 mois, on a aujourd’hui tout au plus un. Les revenus des populations ont augmenté de façon spectaculaire, les rendements de production pour tous ces projets ont été doublés. On a créé plus de 6 000 emplois. On a de bons résultats sur le terrain grâce à des innovations et de bonnes pratiques», indique-t-il.

Dans le même sens, le secrétaire du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dogo Seck, renseigne que «le Pader a dès sa première année de mise en œuvre aménagé près de 700 hectares de superficies rizicoles représentant 40% de son objectif». Concernant le Padev, il a soutenu que ses réalisations ont contribué de «manière significative au désenclavement de centaines de villages». Idem, selon lui, pour le Pafa qui «après 4 ans de mise en œuvre a dépassé les objectifs quantitatifs prévus à sa conception». «Les rendements agricoles sont passés de 60 à 150%», informe-t-il.
Pour le représentant du Fida au Sénégal, il est nécessaire que les producteurs et productrices s’approprient ces innovations technologiques en vue de faire la mise en échelle pour atteindre le plus grand nombre de populations rurales. «C’est de cette façon qu’on pourra résoudre le problème de la sécurité alimentaire», dit-il.

Dieynaba KANE
lequotidien.sn

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