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FINANCES : Le FMI approuve 90 milliards FCFA au titre du Programme économique et financier triennal (2018-2020) en faveur du Burkina Faso

FINANCES : Le FMI approuve 90 milliards FCFA au titre du Programme économique et financier triennal (2018-2020) en faveur du Burkina Faso

Le Fonds Monétaire International (Fmi) a approuvé le mercredi 14 mars 2018 pour le Burkina Faso, un nouveau Programme économique et financier triennal (2018-2020) soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) d’environ 157,6 millions de dollars (soit environ 90 milliards FCFA).

 

Ce nouveau programme vise à maintenir la stabilité macroéconomique tout en créant un espace budgétaire grâce à une mobilisation accrue des recettes intérieures et à une amélioration des dépenses publiques. Il s’inscrit en droite ligne des engagements communautaires pris par le pays, notamment celui de ramener le déficit budgétaire à un niveau compatible, tout en préservant les dépenses critiques en services sociaux et en investissements publics prioritaires.

Les administrateurs du FMI ont salué le bilan des Autorités du Burkina Faso et leur appropriation du programme mis en œuvre dans le cadre de l’accord FEC précédent (2014-2016), malgré les importants défis auxquels le pays est confronté en matière de développement, et qui se sont intensifiés au cours de la période récente en raison des chocs sécuritaires et des troubles sociaux.

Cette décision du Conseil d’administration du FMI permettra un décaissement immédiat d’environ 26,3 millions de dollars EU (soit 14,3 milliards de FCFA). Les montants restants seront échelonnés sur la durée du programme.

Le Burkina Faso est devenu membre du FMI le 2 mai 1963 et possède une quote-part de 140,48 millions de DTS auprès de l’institution.

Selon le Fmi, les perspectives économiques sont globalement favorables, mais sont exposées à des risques. En effet, la croissance économique s’est accélérée et les recettes ont augmenté. La situation sécuritaire et les problèmes internes constituent les principaux risques pesant sur les perspectives.

Pour l’heure, la croissance du PIB devrait se stabiliser à 6 % en 2018 et à moyen terme. L’inflation devrait rester modérée et le déficit budgétaire devrait ne plus dépasser 3 % du PIB en 2019, ce qui correspond au critère de convergence de l’UEMOA.

 

Balguissa Sawadogo

/Ecodafrik.com

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