dimanche 24 février 2019

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Fintch revisite le réseau social bancaire

Fintch revisite le réseau social bancaire

La tentation de combiner réseau social et finances personnelles est presque aussi ancienne que le succès de Facebook. Elle a vu fleurir une multitudes d’initiatives sans jamais réellement s’imposer auprès du grand public. La jeune pousse française Fintch l’aborde aujourd’hui sous une forme originale, en plaçant le crédit au cœur de son approche.

Jusqu’à maintenant, les tentatives de mariage se sont, pour l’essentiel, résumées soit à des déploiements de services bancaires sur les plates-formes les plus populaires (Facebook en tête, naturellement), soit à des créations de communautés spécialisées autour de l’argent (jusqu’aux conversations entre amis autour des dépenses). Les premières ne sont finalement pas très sociales, tandis que les secondes, relativement artificielles, suscitent une certaine réticence chez la plupart des consommateurs.

De son côté, le concept de Fintch est, dans un sens, un retour aux sources de la banque moderne, à savoir l’idée de financer les personnes ayant besoin de liquidités grâce aux dépôts de celles qui ont des disponibilités. Pour ce faire, elle adopte un modèle désormais classique de financement participatif, qu’elle enrobe, et là réside sa particularité, dans une néo-banque, elle même sans surprise, avec son compte courant (propulsé par l’incontournable Treezor), sa carte Mastercard et ses outils de gestion sur mobile.

 

Dans l’application où il suit ses comptes au quotidien, l’utilisateur a ainsi la possibilité de solliciter un emprunt (entre 200 et 2 000 euros, sur 1 à 24 mois) ou, inversement, de contribuer (à hauteur de 10 à 1 000 euros) au demandes de crédit déjà enregistrées qui correspondent à ses critères. La mise en relation s’inspire du « standard » imposé par Tinder, par glissement du doigt et, dès qu’un versement est effectué, le prêteur se voit proposer d’établir un contact direct avec sa contrepartie, par messagerie.

 

Un avantage de l’intégration entre la néo-banque et la plate-forme de crédit P2P apparaît dans la gestion des flux, largement facilitée : tous les transferts peuvent en effet être réalisés sur des comptes Fintch (le prêteur dispose toutefois également d’une option de paiement par carte externe) et les remboursements mensuels sont prélevés et redistribués automatiquement. Notons que, si les financements sont sans intérêts, l’emprunteur est incité à effectuer une donation, répartie entre ses contributeurs.

La startup vise principalement une population de jeunes adultes rencontrant des difficultés à obtenir un prêt de la part de leur banque ou simplement exaspérés par les complications administratives des acteurs traditionnels. Contrairement à beaucoup de ses consœurs, elle n’a pas choisi de fournir sa solution gratuitement. Son abonnement annuel – modeste (15 euros) – contribue de la sorte à son modèle économique, avec les commissions qu’elle prélève sur les crédits (dont le niveau n’est pas précisé).

Au-delà de sa coloration sociale, Fintch se singularise surtout par son positionnement concurrentiel sur le crédit, alors que le marché hexagonal des néo-banques, qui commence à s’étoffer sérieusement, se concentre majoritairement sur des porte-monnaie mobiles. C’est là un moyen de développer une offre vraiment différenciatrice, sur un créneau où les établissements historiques sont encore peu challengés par la FinTech, en raison de sa fragmentation actuelle. Un pas est fait vers une alternative crédible !

 

 

cestpasmonidee.blogspot

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