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Fitch Ratings abaisse ses prévisions de croissance mondiale en 2016, à 2,5 %

Fitch Ratings abaisse ses prévisions de croissance mondiale en 2016, à 2,5 %

L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé, le 7 mars, ses prévisions de croissance mondiale pour 2016. Elle anticipe désormais une croissance mondiale de 2,5% contre une précédente estimation de 2,9% publiée en décembre, en raison notamment de la baisse des investissements en Chine et d’un important recul des dépenses publiques dans les pays producteurs de matières premières.

Dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques mondiales, Fitch prévoit une croissance de 1,7% en 2016 pour les économies développées, contre 2,1% en décembre dernier. Pour les marchés émergents, la croissance se limiterait à 4% contre 4,4% trois mois plus tôt.

«Les marchés émergents sont désormais à l’épicentre des chocs, d’autant qu’ils représentent 40% de la croissance globale, si bien qu’il est légitime de se demander si le monde va assister, à peu près pour la première fois de l’histoire récente, à une récession globale provoquée par ces mêmes pays émergents», a déclaré Brian Coulton, le chef économiste de Fitch. Ce risque est cependant extrêmement faible pour l’heure, selon M. Coulton qui souligne l’hétérogénéité des marchés émergents. Des économies comme l’Inde, la Pologne, la Turquie et la Corée du Sud sont en effet des importateurs nets de matières premières, ce qui devrait leur bénéficier compte tenu de la faiblesse des prix. La Chine est également dans ce cas, mais se retrouve confrontée à d’autres défis considérables, même si le pays semble disposer des ressources politiques suffisantes et d’une diversité des leviers de croissance suffisante pour éviter un atterrissage brutal cette année.

La Russie et le Brésil enregistreront, quant à eux, une récession cette année, avec des taux respectifs de -1,5% (contre +0,5% en décembre) et de -3,5% ( contre -2,5% en décembre).

Fitch estime par ailleurs que le marché du travail demeure robuste dans plusieurs des économies développées, ce qui devrait, avec l’appui de l’impact des coûts de l’énergie plus faibles sur le revenu réel, soutenir la consommation des ménages dans les économies riches.

Sur un autre plan, l’agence anticipe un prix moyen du baril de Brent de 35 dollars en 2016 et de 45 dollars en 2017, contre respectivement 55 et 65 dollars précédemment.

agenceecofin.com

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