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Gabon : La BAD injecte 1,24 milliard d’euros dans le plan quinquennal

Gabon : La BAD injecte 1,24 milliard d’euros dans le plan quinquennal

Pour son plan quinquennal, 2016-2020, le Gabon pourra compter sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). La « Stratégie de partenariat » entre Libreville et la BAD prévoit une ligne de crédit pouvant aller jusqu’à jusqu’à 811 milliards de F CFA (1,24 milliard d’euros), mais à condition – il y en a toujours une avec les institutions financières – que les autorités gabonaises montrent patte blanche au niveau de l’avancement des projets présentés.

C’est une feuille de route qui va structurer la collaboration technique et financière. « Sur les 5 prochaines années, il est prévu un apport de la BAD équivalent à 811 milliards de F CFA (1,2 milliard d’euros), à travers ses guichets publics et privés », précise la BAD dans un communiqué. Autre détail livré par la banque : Les fonds mobilisés seront surtout injectés dans « la diversification économique à travers le développement des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires et le développement humain ».

Marlène Kanga, directrice régionale pour l’Afrique centrale au sein de la BAD, a déclaré dans le texte que « La revitalisation du secteur agricole, la valorisation de la filière forêt-bois, l’amélioration du cadre des investissements publics et privés, une meilleure formation professionnelle et une plus forte inclusion sociale, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement, seront au centre des interventions de la Banque dans les prochaines années ».

Le Gabon est surveillé comme du lait sur le feu

Le gouvernement gabonais et la BAD travaillent ensemble depuis un paquet d’années, c’est même le troisième plan quinquennal que les deux parties ont concoctés depuis 2006. La nouveauté c’est que la BAD a décidé d’être plus exigeante et plus regardante sur la façon dont ses sous sont utilisés. Il n’est maintenant plus question de décaisser des sommes avant de vérifier si les projets déjà budgétisés ont effectivement vu le jour, ou en phase de réalisation.

Ce sont les déconvenues du passé qui ont poussé la BAD à faire preuve de plus de plus sévérité et de rigueur dans le suivi des projets. Par exemple la BAD a déploré dans le document du plan 2011-2015 que « sur six opérations programmées [dans la stratégie 2006-2010], seules deux aient été soumises au Conseil [d’administration] pour approbation ». La banque a pointé du doigt « Des insuffisances au niveau de la préparation des opérations inscrites au programme de prêt, l’absence d’un dispositif de concertation structuré entre le gouvernement et les bailleurs de fonds ainsi que les incertitudes liées à une transition politique historique » qui ont prévalu suite à la disparition en juin 2009 du président Omar Bongo Ondimba.

La BAD n’a pas encore tiré tous les enseignements du plan 2011-2015, mais on sait déjà que fin 2014, la somme globale des crédits de la BAD à l’État et au secteur privé gabonais s’établissait à 331 millions d’unités de compte (395 millions d’euros au 31 décembre 2014). Dans le document de stratégie, il était prévu de débourser jusqu’à 542 millions d’unités de compte (plus de 600 millions d’euros) de prêts sur la période 2011-2015. On suppose donc que l’exécutif gabonais va rester dans les clous fixés par la BAD, du moins au niveau des dépenses. Reste maintenant à savoir si tous les projets présentés par les autorités gabonaises ont effectivement été réalisés, et dans les proportions avancées. On le saura assez rapidement…

A noter que parmi les subventions accordées dans le cadre de la stratégie 2011-2015 il y a notamment un prêt de 370 millions de dollars pour le deuxième volet du Programme routier du Gabon, avalisé en septembre 2011.

Enfin sachez que la BAD a versé au Gabon au total 1,4 milliard d’unités de comptes (environ 1,67 milliard d’euros) entre 1967 et 2015. Ce pactole a surtout servi à financer des projets d’infrastructures routières (près de deux tiers des sommes encaissées) et dans une moindre mesure des programmes dans l’agriculture et le social.

africanmanager.com

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