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Gazprom: le bénéfice net baisse moins que prévu au 1T à 5,3 milliards d’euros

Gazprom: le bénéfice net baisse moins que prévu au 1T à 5,3 milliards d’euros

Moscou – Le géant russe Gazprom a publié mercredi un bénéfice net trimestriel en recul moins marqué que prévu, sur fond notamment de baisse des prix du gaz vendu aux Européens.

Entre janvier et mars, le groupe public a dégagé un bénéfice net de 333 milliards de roubles, soit environ 5,3 milliards d’euros selon le taux de change de mercredi, soit 8% de moins qu’un an plus tôt mais plus qu’attendu par les analystes interrogés par l’agence Interfax.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 4% à 1.815 milliards de roubles (28,8 milliards d’euros), soutenu surtout par les ventes de pétrole et produits raffinés, a expliqué Gazprom.

Les prix du pétrole étaient plus élevés au premier trimestre par rapport à l’année dernière. Les contrats d’exportations de gaz du groupe sont liés en général en partie au marché pétrolier mais de manière décalée dans le temps.

Les seules ventes de gaz ont ainsi reculé de 6% à 1.008 milliards de roubles (16 milliards d’euros). Les exportations vers l’Europe et la Turquie, marchés les plus rentables de Gazprom, ont chuté de 10% à 594 milliards de roubles (9,4 milliards d’euros), en raison d’une baisse des prix alors que les volumes sont en hausse à 65,6 milliards de m3.

Cette bonne tenue de la demande est mise en avant régulièrement par Gazprom qui a déjà enregistré des exportations record l’an dernier et qui y voit la preuve que les Européens ne peuvent pas se passer du gaz russe malgré la volonté de Bruxelles de diversifier les sources d’approvisionnement.

En valeur, les ventes de gaz à l’ex-URSS ont diminué de 13% et celles en Russie de 7%.

En raison de sa date, la publication de ces résultats constitue une petite révolution pour ce mastodonte bureaucratique, héritier du ministère du gaz de l’URSS. Elle intervient à la même période que les autres grandes entreprises russes cotées et non avec un décalage de trois mois comme précédemment, ce qui réduisait leur intérêt pour le marché.

gmo/pop/spi
romandie

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