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General Electric accélère son retrait du monde bancaire

General Electric accélère son retrait du monde bancaire

Le conglomérat devrait céder 74 milliards de créances à la banque Wells Fargo. En quelques jours il a déjà cédé 100 milliards sur les 200 milliards visés d’ici deux ans.

General Electric s’est donné deux ans pour sortir de la banque et céder ses activités financières, soit 200 milliards de dollars au total. Il ne lui aura fallu finalement que deux semaines pour accomplir la moitié du chemin. Le groupe, qui s’était déjà délesté de 23 milliards d’actifs immobiliers au début du mois, a annoncé lundi soir la cession supplémentaire de 74 milliards de dollars de créances professionnelles -des prêts accordés essentiellement à des PME. L’ensemble devrait être vendu à Wells Fargo, l’une des plus grandes banques de détail d’Amérique.

S’il est plus rapide et massif qu’anticipé, le mouvement stratégique opéré par GE n’est pas une surprise. Depuis la crise financière, son pôle financier a cessé d’être une vache à lait pour devenir un fardeau. De par son poids et le risque systémique qu’il présente, il est soumis à des contraintes prudentielles plus élevées que par le passé et immobilise du capital qui serait mieux utilisé pour des projets industriels. « Le plus gros risque pour une entreprise comme GE, c’est de passer à côté des opportunités », s’inquiétait récemment Jeff Immelt, patron depuis 2001.

Nouvelles acquisitions

Le retrait du monde bancaire a débuté il y a plusieurs années déjà. GE a déjà vendu sa filiale de prêts aux centres commerciaux il y a deux ans. Le groupe est aussi sorti des médias, l’an dernier, en vendant ses parts dans NBC Universal à Comcast pour 16,7 milliards de dollars. Les produits des cessions sont reversés en partie aux actionnaires, mais aussi investis dans de nouvelles activités… industrielles. GE est ainsi en train de finaliser, pour cet été, l’acquisition de la branche énergie de l’équipementier français Alstom (15 milliards de chiffre d’affaires). Il investit aussi beaucoup dans les technologies de récupération des hydrocarbures dites « non conventionnelles ». En 2013, il a ainsi acheté pour 3,3 milliards de dollars le fabricant de systèmes d’extraction de pétrole et de gaz Lufkin.

Lucie Robequain / Correspondante à New York
lesechos.fr

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