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Ghana: 94,6 millions $ pour le renforcement du fonds d’amortissement en charge de la gestion de sa dette

Ghana: 94,6 millions $ pour le renforcement du fonds d’amortissement en charge de la gestion de sa dette

Le Ghana mobilise 94,6 millions $ pour le renforcement du fonds d’amortissement en charge de la gestion de sa dette

Le Ghana a mobilisé 94,6 millions $ auprès d’investisseurs ghanéens dans le cadre d’une émission obligataire visant à mobiliser des ressources pour alimenter son fonds d’amortissements, en charge de la gestion de sa dette. L’offre d’une maturité de 2 ans pour un taux d’intérêt de 6%, a reçu 26 souscriptions ayant dépassé le montant souhaité pour atteindre 99,64 millions $.

La mise en place d’un fonds d’amortissement avait été décidée par le parlement ghanéen en 2015. Sa mission est d’aider à refinancer la dette du pays notamment lorsque celle-ci devient exigible ou s’en rapproche. Initialement il était prévu que ce fonds soit alimenté par une part des revenus pétroliers. Mais la baisse des prix du baril d’or noir et des volumes de production encore faible ont constitué des entraves à ce plan.

Les 94,6 millions $ actuellement mobilisés ont constitué une marque de confiance du marché ghanéen des capitaux à l’endroit du gouvernement. Par ailleurs, ils permettront à ce dernier de gérer plus sereinement la maturité de son eurobond de 750 millions $, qui intervient en octobre 2017. Les autorités ghanéenne visent toutefois au-delà du court terme, et espèrent voir le fonds servir d’instrument efficace contre la dette sur le moyen terme.

Lâché par la baisse des prix des matières premières et par une production de cacao en légère baisse, l’économie ghanéenne fait face à des vents contraires qui ont porté un coup sévère à la valeur de sa monnaie et de ses finances publiques. Les derniers indicateurs macroéconomiques sont relativement mitigés. L’indice des coûts de facteur de production a connu sa plus faible progression (9%) au mois de septembre 2016, contre 11,1% en août.

Cependant et selon les données des services officiels de la statistiques, sa balance commerciale a été déficitaire de 712,4 millions $ au terme du second trimestre 2016. Le pays connait un déficit commercial moyen de 690 millions $ depuis 2003. L’inflation a atteint au 30 septembre, 17,2% légèrement au-dessus de la moyenne d’inflation (17,17%) depuis 2003. Enfin les réserves extérieures se sont légèrement contractées à 5 milliards $.

Le pays est actuellement sous-programme avec le Fonds Monétaire International. Dans ce contexte, le gouvernement du président John Dramani Mahama (photo), candidat pour l’élection présidentielle de 2017, a décidé d’augmenter les revenus des fonctionnaires, et le niveau des revenus versés aux producteurs de cacao. Une décision qui, selon plusieurs experts, risque de plomber l’efficacité des mesures visant à redresser la barre macroéconomique et réduire l’endettement du pays.

Idriss Linge
agence ecofin

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