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Glissement du Cac 40 sur fond d’incertitudes pétrolières

Glissement du Cac 40 sur fond d’incertitudes pétrolières
Le Brent a grimpé après les propos du ministre russe après 16h30, avant de retomber.

Alors que les valeurs bancaires et cycliques subissent des prises de bénéfices, la Bourse de Paris accuse le coup. Le pétrole reste au centre de l’attention.

La Bourse de Paris accuse un léger repli mercredi, affectée par des prises de bénéfices sur les valeurs cycliques et bancaires. L’attention reste malgré tout concentrée sur le marché pétrolier, alors que le ministre russe de l’énergie, en pleines discussions avec les membres de l’Opep, s’est déclaré confiant sur l’aboutissement d’un accord. Toutefois la hausse surprise des stocks de brut américain, publiée en fin de séance, est plutôt de nature à peser sur les cours.
Après l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis, la tendance semble être plutôt favorable aux banques et à l’industrie, mais rien n’est joué d’avance. Certains investisseurs semblent craindre qu’une approche essentiellement basée sur des stimuli fiscaux et le gonflement de la dette ne débouche sur un rythme de hausse des taux de la Fed plus rapide qu’estimé précédemment.
Le Cac 40 perd 0,78% à 4.501,14 points dans un volume d’affaires de 3,23 milliards d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien cède 0,63%, le Dax de la Bourse de Francfort 0,66% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 0,77%. A New York, le Dow Jones et le S&P 500 plient de respectivement 0,40% et 0,30%, tandis que le Nasdaq Composite prend 0,28%.

Sursaut du baril après un discours du ministre russe de l’énergie

« Le ministre russe de l’énergie dit qu’il y a de grandes chances pour que l’Opep parviennent à un accord. Il s’exprime quatre minutes après la publication d’un inventaire en hausse de 5,3 millions de barils. »
Les stocks de pétrole brut ont bondi de 5,27 millions barils aux Etats-Unis sur la semaine au 11 novembre, signant ainsi leur troisième hausse hebdomadaire consécutive. Ceux d’essence ont augmenté de 746.000 unités. Le consensus établi par Bloomberg visait une progression de 678.000 barils pour le brut et une contraction de 341.000 pour l’essence. Ces statistiques sont plutôt de nature à peser sur les prix, étant donné une offre déjà trop importante par rapport à la demande sur le marché pétrolier. Toutefois les propos du ministre russe de l’énergie, tenus au moment de la publication de ces statistiques, la veille de discussions informelles avec plusieurs pays de l’Opep à Doha (l’Iran, l’Irak et le Nigeria seront absents), a déclenché un sursaut, certes bref, des cours. Le Brent n’a pas tardé à se replier sous les 47 dollars, préférant finalement suivre la voie des chiffres que celle des mots.

Les statistiques du jour, globalement conformes aux attentes, n’ont pas déclenché de grands mouvements de marché. Aux Etats-Unis, les prix à la production ont stagné le mois dernier dans leur ensemble et diminué de 0,2% hors alimentation et énergie, alors que le marché tablait sur des hausses de respectivement 0,3% et 0,2%. La production industrielle s’est également stabilisée en octobre, contre une hausse de 0,2% espérée, tandis que le taux d’utilisation des capacités a diminué de 0,1 point à 75,3%. Enfin, l’indice NAHB de confiance des promoteurs-constructeurs immobiliers est inchangé à 63 points en novembre, comme prévu.
Sur le marché des changes, l’indice dollar (DXY) contre un panier de neuf devises prend 0,17% à 100,41, après avoir touché 100,53, niveau inédit depuis décembre 2015. La probabilité d’une hausse des taux de la Fed frôle désormais les 100% sur le marché (94% selon les calculs de Bloomberg) en anticipation d’une politique de relance et d’assouplissement fiscal de la part du président élu. Daniel Tarullo, un des gouverneurs de la Fed, a déclaré hier qu’une hausse des taux le mois prochain semble encore plus probable que par le passé.

Consolidation des cycliques, Bouygues en haut de tableau

Bouygues est dopé par un bénéfice opérationnel supérieur aux attentes au titre du troisième trimestre, porté par l’amélioration de la performance de la division télécoms et de meilleures tendances dans la construction. Le groupe maintient son objectif d’une amélioration de sa profitabilité cette année.
Schneider Electric s’inscrit au contraire en forte baisse. BPI et Crédit Agricole CIB ont annoncé hier soir la cession conjointe de 1,85% du capital de l’équipementier électrique via un placement auprès d’investisseurs institutionnels. Le prix de l’opération a été fixé à 62,15 euros, contre un cours de clôture de 63,82 mardi.
Parmi les autres grandes cycliques, LafargeHolcim et Airbus Group plient également.
Les banques subissent des prises de bénéfices, l’indice Stoxx Europe 600 associé cédant du terrain après un bond de 7,5% la semaine dernière.
LVMH et Kering reculent dans le sillage d’Hugo Boss à Francfort. Le groupe de prêt-à-porter en pleine restructuration n’envisage pas de renouer avec la croissance avant 2018.

Enfin, Boiron signe la meilleure performance du SRD. Le spécialiste de l’homéopathie a annoncé la mise en place une nouvelle organisation dans ses établissements en France.

 

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