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Goldman Sachs prévoit 0,80 USD pour 1 EUR en 2017

Goldman Sachs prévoit 0,80 USD pour 1 EUR en 2017

L’euro ne cesse de s’affaiblir progressivement face au dollar depuis environ 10 mois. En cause : la volonté de la BCE d’affaiblir la monnaie unique par le « quantitative easing ». Pour Goldman Sachs, ce mouvement de fond devrait encore se poursuivre bien au-delà du niveau actuel.

En septembre dernier, la célèbre banque américaine Goldman Sachs avait annoncé une parité de 1 USD pour 1 EUR à l’horizon 2017, avec un seuil à 1,15 USD pour 1 EUR en 2015 alors que l’euro s’échangeait encore contre 1,30 dollars. Cette prévision n’avait pas laissé indifférents les commentateurs, jugeant souvent improbable une telle baisse de la monnaie unique alors que l’euro n’était pas repassé sous les 1,20 USD depuis près de 10 ans.

Baisse de l’euro plus rapide que prévu

Pourtant, la dévalorisation de l’euro est allée encore plus vite que prévu. Mercredi 18 mars, l’euro s’échangeait contre 1,06 dollars. Goldman Sachs, qui avait déjà revu à la baisse ses prévisions en janvier dernier, a remis à jour ses objectifs en fin de semaine dernière.

La banque américaine prévoit ainsi une lente poursuite de la dévalorisation de l’euro, qui atteindrait la parité de 0,80 USD pour 1 EUR à l’horizon 2017, revenant ainsi globalement à son plus bas historique d’octobre 2000 (la parité avait alors atteint 0,82 USD pour 1 EUR). D’ici-là, Goldman Sachs envisage une parité de 0,95 USD pour 1 EUR à un horizon de 12 mois, et de 0,85 USD pour 1 EUR à la fin de l’année 2016.

Volonté de la BCE

De toutes les notes d’analystes, celle de Goldman Sachs est la plus ambitieuse au sujet de la baisse de la monnaie unique.

La baisse envisagée semble néanmoins plausible alors que la BCE injecte désormais régulièrement 60 milliards d’euros par mois dans l’économie européenne via les marchés financiers, et ce jusqu’en septembre 2016. Ce plan de relance se traduit volontairement par une quantité plus élevée de monnaie en zone euro pour une économie réelle globalement « identique ». En conséquence, il est a priori logique que l’euro poursuive sa dévalorisation face aux autres monnaies, et notamment face au dollar alors que la politique monétaire de la Fed est totalement inversée par rapport à celle de la BCE (les investisseurs attendent ce soir des précisions sur une éventuelle remontée des taux directeurs aux Etats-Unis, qui devrait se faire au cours de l’année 2015).

Quoi qu’il en soit, une telle évolution des changes aurait à la fois des aspects positifs et négatifs : positifs tout d’abord pour doper les exportations européennes, et donc améliorer les résultats des entreprises concernées qui pourront, à terme, davantage investir et embaucher. Négatifs, en revanche, pour l’impact sur le prix des produits importés, ce qui pourrait réduire marginalement la consommation des ménages.

Xavier Bargue
boursorama.com

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