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Goodluck Jonathan dans le viseur de la justice italienne

Goodluck Jonathan dans le viseur de la justice italienne
L'ancien Président Goodluck Jonathan lors du Forum économique mondial à Abuja le 8 mai 2014. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Goodluck Jonathan, l’ancien président nigérian, et sa ministre du Pétrole d’alors, Diezani Alison-Madueke, figurent dans les documents d’une enquête de la justice italienne sur des soupçons de corruption lors de l’attribution d’un contrat pétrolier en eaux profondes aux géants pétroliers italien ENI et anglo-néerlandais Shell, en avril 2011.

Des procureurs italiens enquêtent sur un scandale impliquant l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et sa ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke — elle déjà sous le coup d’une enquête au Nigeria — soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin pour conclure un contrat de 1,3 milliard de dollars avec les géants pétroliers italien ENI et anglo-néerlandais Shell.

Selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, le parquet de Milan mène actuellement une enquête préliminaire visant 11 personnes. Goodluck Jonathan, qui a quitté ses fonctions en mai 2015, et Diezani Alison-Madueke, son ancienne ministre qui fut la première femme à présider l’OPEP, ne figurent pas sur la liste des 11.

Toutefois, ils auraient joué un rôle central dans l’attribution d’un bloc pétrolier dans les eaux territoriales nigérianes à ENI et Shell pour 1,3 milliard de dollars en avril 2011. Cette enquête de la justice italienne fait écho à un rapport parlementaire nigérian de 2012 qui pointait déjà un vaste système de corruption au sein du programme de subventions des carburants au Nigeria.

Le directeur général d’ENI, Claudio Descalzi et son prédécesseur, Paolo Scaroni, ont rencontré Jonathan « en personne » pour discuter de la transaction, impliquant aussi d’anciens agents du renseignement britanniques qui travaillaient comme conseillers pour Shell, selon le parquet italien.

Les procureurs soupçonnent les dirigeants d’ENI et Shell d’avoir pour cela collaboré avec l’homme d’affaires nigérian Dan Etete, condamné à Paris en 2009 pour blanchiment aggravé de fonds versés par le pétrolier français Elf, qui fut ministre du Pétrole sous le régime militaire de Sani Abacha de 1995 à 1998.

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