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Google et Apple: deux titans de la tech au sommet de la hiérarchie boursière mondiale

Google et Apple: deux titans de la tech au sommet de la hiérarchie boursière mondiale

Deux poids lourds de la Silicon Valley, Apple et Google, sont désormais au coude-à-coude pour la place de première capitalisation boursière mondiale, une situation dans laquelle ils se retrouvent après avoir développé des stratégies différentes.

Apple s’accroche à ce titre symbolique qu’il détient depuis presque cinq ans, avec une valeur estimée de 522 milliards de dollars vendredi soir à Wall Street.

Alphabet, maison mère de Google, pointe à 26 milliards de moins, une différence relativement faible comparé à l’échelle des deux entreprises et à la centaine de milliards les séparant de leur premier poursuivant, Microsoft.

Après deux brèves tentatives pour dépasser Apple depuis le début d’année, Alphabet a une chance de s’installer devant lui «dans les quelques prochains mois», estimait récemment le site internet d’analyse 247wallst.com. «Ceci pourrait être tranché si l’introduction de l’iPhone 7, probablement en septembre, est un raté et qu’Alphabet publie des résultats solides pour le trimestre en cours.»

Sur les douze derniers mois, l’action Apple accuse une baisse d’environ 30%, alimentée par le premier recul des ventes trimestrielles de son principal produit, l’iPhone, qui fait craindre la fin d’une ère de croissance explosive. Le titre Alphabet a parallèlement progressé d’autant.

Même si l’évolution des cours de Bourse est parfois aléatoire, Google «est énormément crédité pour être à la tête de l’écosystème Android. C’est une marque de grande valeur, même s’il n’en retire pas de l’argent directement» mais via «la publicité sur les plateformes mobiles», souligne Roger Kay, analyste chez Endpoint Technologies Associates.

Le marché des smartphones est celui où la rivalité entre Apple et Google est la plus visible, avec un quasi duopole sur les systèmes d’exploitation mobiles. Là où Google laisse n’importe quel fabricant utiliser son logiciel Android, permettant à ce dernier d’équiper plus de 80% des smartphones vendus dans le monde, Apple cantonne le sien, iOS, à ses propres appareils, à commencer par l’iPhone.

- Viser la lune… ou pas -

A l’image d’autres géants du secteur comme Facebook ou Amazon, la stratégie d’Alphabet se caractérise aussi par de très médiatisés «tirs sur la lune» («moonshots»), des paris à long terme sur des technologies futuristes comme les voitures sans chauffeur ou l’utilisation de montgolfières comme relais internet.

Lors de sa conférence annuelle pour les développeurs cette semaine, Google a également beaucoup parlé d’intelligence artificielle.

Il a dévoilé un nouvel assistant virtuel censé rendre plus intelligentes une nouvelle application de messagerie et une plateforme de commande pour la maison connectée.

Google cherche aussi à se positionner dans la réalité virtuelle avec le projet de plateforme Daydream ou en adaptant Android et des services existants comme YouTube ou StreetView.

Roger Kay salue la «machine de recherche-développement établie» du groupe. «Cela peut ou pas payer en fin de compte», reconnaît-il, mais «ils utilisent leur argent pour essayer de trouver des choses innovantes pour faire +le prochain grand truc+».

«Par contraste, Apple apparaît un peu immobile», juge l’analyste. «Il n’y a rien de fondamentalement mauvais avec Tim Cook (qui a succédé au patron-fondateur Steve Jobs NDLR), mais ce n’est pas un prestidigitateur, il ne peut pas sortir un lapin de son chapeau.»

Le succès de la montre connectée Apple Watch, seule nouvelle catégorie d’appareil lancée par Tim Cook, reste encore incertain. Et la marque à la pomme est historiquement très secrète sur ses projets, même si on lui prête des ambitions potentiellement coûteuses dans l’automobile.

Apple vient toutefois d’investir un milliard de dollars dans le rival chinois d’Uber, Didi, ce qui pour la société de recherche Trefis «signale que le groupe pourrait devenir plus créatif dans le déploiement de sa cagnotte de 233 milliards de dollars» de liquidités accumulées. L’usage le plus visible des fonds jusqu’ici était un énorme programme de rachat d’actions.

Apple peut également encore surprendre lors de sa propre conférence de développeurs mi-juin. En attendant, les investisseurs doivent se contenter de l’entrée au capital dévoilée lundi de Berkshire Hathaway, la holding de Warren Buffett, surtout connu pour miser sur des poids lourds de la «vieille économie» comme Coca-Cola ou Wells Fargo; ou encore de l’inauguration ce week-end d’une nouvelle boutique phare à San Francisco au design repensé pour tenter d’y attirer les gens plus longtemps, et censé préfigurer une évolution des Apple Stores.

afp/20minutes.fr

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