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Google pourrait revenir en Chine par la petite porte

Google pourrait revenir en Chine par la petite porte

Un officiel chinois admet que de nombreux contacts ont eu lieu ces derniers mois. Mais le retour du géant de l’Internet se limiterait à des fonctionnalités jugées “non sensibles” par Pékin.

Et si après 7 ans d’absence Google revenait en Chine, mais par la petite porte ? Alors que le géant américain de l’Internet n’est plus présent dans le pays depuis bientôt 7 ans, les rumeurs d’un retour sont régulières. S’ il y a quelques semaines le site américain The Information évoquait le retour de Google Play , cette fois-ci, c’est un officiel chinois qui donne un peu plus de crédibilité aux rumeurs.

Dans l e South China Morning Post de ce week-end, Liu Binjie, qui a été l’un des plus hauts responsables de la censure en Chine lorsqu’il dirigeait – jusqu’en 2013 – la puissante ” Administration générale de la presse et de l’édition, confirme en effet l’avancée des contacts entre le géant de l’Internet américain et Pékin.

Pékin veut privilégier la science et l’éducation

En marge de l’Assemblée nationale populaire qui se tient à Pékin jusqu’au 15 mars, il explique en effet au journal de Hong Kong, que de nouveaux contacts ont eu lieu, notamment en 2016, entre Google et “la plus haute administration” chinoise.

Et selon lui, les discussions auraient notamment porté sur la possibilité pour Google de revenir en Chine via l’un de ses services, “Google Scolar” qui permet la recherche d’articles scientifiques tirés de travaux universitaires et des revues scientifiques principalement.

« Le secteur de l’enseignement sera le premier à passer au travers (de la censure, ndlr) ” explique notamment le responsable chinois qui précise que Pékin intéressé a favorisé le développement d’échanges dans le domaine scolaires et universitaires, notamment en matière scientifique et culturelle. Un domaine qu’il connaît bien puisqu’il dirige désormais le Comité pour l’Education, la Science, la Culture et la Santé publique au sein de l’Assemblée nationale populaire.

D’autres fonctionnalités de Google font l’objet de négociations

Les négociations ne se limiteraient pas à ce seul outil de recherche de Google, précise-t-il par ailleurs. Des discussions porteraient sur d’autres fonctionnalités dès lors qu’elles ne touchent pas à des informations jugées “sensibles”, c’est-à-dire principalement la politique.

Pour autant, si les négociations avancent, selon lui, aucun calendrier du retour de Google en Chine n’a été jusqu’à maintenant formalisé.

Google s’est retiré de Chine en 2010 après avoir arrêté de filtrer son moteur de recherche et dénoncé le fait que Pékin se sert de la censure comme d’un outil de protectionnisme. Ses services sont aujourd’hui officiellement inaccessibles en Chine sauf à utiliser un VPN (réseau privé virtuel). Un outil que Pékin a également en ligne de mire depuis quelque temps .

Pour autant, l’entreprise est toujours présente physiquement sur le territoire de Chine continental. Environ 500 personnes seraient toujours sur place, principalement afin d’aider les entreprises présentes en Chine à faire de la publicité à l’international via les services de Google.

Claude Fouquet
lesechos

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