jeudi 28 mai 2020
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Google promet qu’il ne construira plus d’outils d’intelligence artificielle pour l’industrie des hydrocarbures

Google promet qu’il ne construira plus d’outils d’intelligence artificielle pour l’industrie des hydrocarbures

Le géant américain Google vient d’annoncer qu’il renonce à développer de nouvelles solutions d’intelligence artificielle qui aideront l’industrie du pétrole et du gaz à accélérer la production des énergies fossiles. Une déclaration qui fait suite à la publication par Greenpeace d’un rapport qui reproche à la société ainsi qu’à Microsoft et Amazon d’avoir aidé les majors à causer davantage de dommages à l’environnement au cours de ces dernières années.

« Ces trois entreprises technologiques semblent être conscientes du décalage entre leurs objectifs climatiques déclarés et l’impact climatique réel de l’aide apportée au secteur des combustibles fossiles pour qu’il devienne plus productif et plus efficace », a écrit Greenpeace.

Les solutions mises à disposition de l’industrie par ces compagnies technologiques ont facilité l’augmentation de l’offre de pétrole et de gaz aux États-Unis par exemple. Elles ont surtout aidé des entreprises comme Shell, BP, Chevron ou encore Exxon Mobil à doper leur production à l’échelle mondiale et par ricochet, saper leur propre engagement à réduire les émissions de carbone.

Il faut savoir que la décision de Google n’implique pas qu’il résilie ses contrats existants, mais seulement qu’il ne développe plus de nouvelles solutions pour l’extraction, se réjouit Liz Jardim, responsable de la campagne climat de Greenpeace USA, même si l’idéal aurait été une résiliation de ses contrats avec l’industrie, ajoute-t-elle.

Si Amazon n’a pas commenté l’affaire, Microsoft a déclaré que la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables était compliquée, mais que la société vise toujours à être négative en carbone d’ici 2030. Greenpeace a critiqué cette posture affirmant que le contrat de Microsoft avec ExxonMobil pourrait à lui seul, « entraîner des émissions supérieures à 20 % de l’empreinte carbone annuelle de Microsoft ».

agenceecofin

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