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Grèce : dernière offre de la Commission et contre-proposition d’Athènes

Grèce : dernière offre de la Commission et contre-proposition d’Athènes

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé lundi au Premier ministre grec une solution « de dernière minute », qui a répondu par une contre-proposition. Un Eurogroupe « téléphonique » est convoqué en début de soirée.

Alors que le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a officiellement confirmé que le pays ne pourra pas payer mardi son échéance de 1,6 milliard d’euros au FMI , Athènes a soumis à ses créanciers une nouvelle proposition d’aide, dans ce qui ressemble à une tentative de dernière minute de sortir de l’impasse. « Le gouvernement grec a proposé aujourd’hui un accord de deux ans avec le MES (Mécanisme européen de stabilité financière [le fonds d’urgence européen] ) pour couvrir totalement ses besoins financiers, avec une restructuration de dette en parallèle », a déclaré, mardi, le gouvernent dans un communiqué.

Une téléconférence « extraordinaire » entre les ministres des Finances de l’Eurogroupe est prévue ce mardi à 19H00 (heure de Bruxelles) pour discuter de la demande d’aide de la Grèce, a indiqué son président Jeroen Dijsselbloem et, selon des rumeurs circulant à Bruxelles, Klaus Regling, le patron du MES, pourrait également rencontrer François Hollande ce soir à Paris afin de préparer un geste sur la dette grecque.

Une forme de contre-proposition, en fait : le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a de son côté proposé, lundi, au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, une solution « de dernière minute » reprenant les dernières propositions des créanciers mises sur la table vendredi dernier à Bruxelles, avant que le Premier ministre en appelle à un référendum.

Un Eurogroupe pourrait être convoqué

Jean-Claude Juncker, qui a parlé à Alexis Tsipras lundi par téléphone, lui a ainsi proposé de lui envoyer une lettre d’ici ce soir minuit, ainsi qu’au président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, et aux dirigeants allemand, Angela Merkel, et français, François Hollande, « acceptant les propositions de samedi des trois institutions », créancières, BCE, FMI et UE.

Les « paramètres » d’une telle solution, selon Jean-Claude Juncker, « incluraient une réponse aux besoins financiers du pays et la question de la soutenabilité de la dette », en échange de l’engagement du gouvernement grec à faire campagne pour le oui au référendum, a précisé un porte-parole de la Commission. Dans ce cas, une réunion des 19 ministres des Finances de la zone euro -l’Eurogroupe- pourrait être convoquée « pour adopter une déclaration sur le base des lignes déjà expliquées à M. Tsipras », avait-t-on précisé de source européenne.

Un soutien de Syriza ?

« Les services du Premier ministre ont dit à Bruxelles qu’ils examinaient la nouvelle proposition avancée hier par le président de la Commission européenne, qui comprend un allègement de dette en octobre et des changements dans le dispositif EKAS  [la prime accordée aux retraités les plus pauvres] », avait affirmé dans la matinée le quotidien « Ekathimerini ».

Un eurodéputé du Syriza, Stelios Kouloglou, a jugé que « l’initiative de Juncker doit être saisie », dans un entretien à une radio grecque. Il a affirmé que « les présidents de tous les groupes parlementaires à Bruxelles » avaient incité lundi Jean-Claude Juncker « à reprendre les négociations pour arriver à un accord même au dernier moment ».

Merkel pas prête à discuter avant le référendum

La chancelière allemande Angela Merkel a de son côté déclaré mardi qu’elle ne s’attendait à aucun nouveau développement sur la Grèce mardi, semblant faire fi des espoirs d’un accord de dernière minute ; elle aurait même fait savoir, lors d’une réunion avec des députés de son parti conservateur, que l’Allemagne n’était pas prête à discuter d’une nouvelle demande d’aide d’Athènes avant la tenue d’un référendum en Grèce dimanche, selon un participant..

La Bourse de Paris est repartie à la hausse et a gagné 0,29 % à la suite de ces informations, de même que Wall Street à l’ouverture.

lesechos.fr

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