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Guinée : le taux de couverture de l’Internet devrait atteindre 80% à l’horizon 2020

Guinée  : le taux de couverture de l’Internet devrait atteindre 80% à l’horizon 2020
L’Etat guinéen vise à atteindre 70 à 80% de couverture au réseau Internet sur l’ensemble des régions du pays d’ici 2020. L’annonce a été faite cette semaine par le chef de l’Etat guinéen Alpha Condé, lors du lancement de la 3e édition de la semaine du numérique placée sous le thème «Le numérique au service de l’entrepreneuriat».

La Guinée d’Alpha Condé vise très loin en termes de couverture du réseau Internet. Le président guinéen a affirmé cette semaine que son gouvernement a fait le pari de réussir l’objectif de 70% à 80% de couverture du réseau Internet sur l’ensemble des régions du pays à l’horizon 2020.

Selon le président guinéen qui s’exprimait dans le cadre de la 3e édition de la Semaine du numérique qui se tient jusqu’au ce 20 avril et placée sous le thème «Le numérique au service de l’entrepreneuriat», cet objectif est important dans ce sens qu’une si grande couverture du réseau Internet sur toute l’étendue du territoire permettra aux jeunes de s’intégrer beaucoup plus dans le monde du numérique et de développer des projets structurants, mais également au pays de lutter efficacement contre l’exode rural.

«S’il y a l’Internet au village, les jeunes n’ont pas besoin de venir gonfler l’effectif des jeunes à Conakry en augmentant le chômage», a avancé le chef de l’Etat guinéen.

Mais le président Alpha Condé est surtout convaincu qu’une couverture à cette échelle permettra au pays de rattraper le retard dans le processus de la révolution numérique et l’innovation technologique.

Vers une quatrième révolution industrielle ?

Pour Alpha Condé, étendre la couverture du réseau Internet reste toutefois un grand défi. Un défi qui permet à son pays et à l’Afrique de participer à la nouvelle révolution industrielle.

«L’Afrique a raté les trois premières révolutions industrielles. La première, l’esclavage, a vidé l’Afrique de toutes ses forces vives. Les deux autres sont de la colonisation. Aujourd’hui, nous avons la quatrième révolution. Il est extrêmement important que l’Afrique soit au rendez-vous de cette révolution industrielle», a rappelé le président guinéen.

Selon lui, il s’agit de la maîtrise les nouvelles techniques et technologies, ce qui va permettre à l’Afrique de rattraper son retard par rapport aux pays les plus avancés. «Grâce aux nouvelles technologies, là où les gens ont mis 30 ans, on peut mettre 3 ans. Cela suppose que notre jeunesse maîtrise les nouvelles technologies», a ajouté Condé.

Mais pour sa participation à cette nouvelle révolution, la Guinée souffre de deux handicaps, a assuré Alpha Condé : «Il faut d’abord informatiser l’administration publique. Mais très malheureusement, la plupart des fonctionnaires guinéens ne connaissent pas les nouvelles technologies. Cela est un handicap que nous allons dépasser avec le rajeunissement de l’administration». La seconde entrave, elle, est liée au non-maniement de la langue anglaise :

«Malheureusement, l’essentiel de la nouvelle technologie est en anglais. Donc il est important que nous commencions à enseigner la langue anglaise dès l’école primaire. La preuve, lorsqu’on va à Davos, tout le monde parle l’anglais y compris le président français», a rapporté Alpha Condé.

A ce jour, l’utilisation des téléphones portables en Guinée est passée de 18% à 38%, contre 1% à 37% pour l’Internet, avec le déploiement de plus de 4 500 km de fibre optique.

Emmanuel Atcha

afrique.latribune

 

 

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