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HSBC : la banque d’investissement sauve le résultat

HSBC : la banque d’investissement sauve le résultat

Au troisième trimestre, l’augmentation du bénéfice imposable, hors éléments exceptionnels, s’explique par la hausse des revenus de la division qui abrite sa banque d’investissement.

HSBC a fait état d’un recul de 86% de son bénéfice imposable du troisième trimestre, à 843 millions de dollars (762 millions d’euros), en raison d’une perte de 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) liée à la vente de sa filiale brésilienne pour 5,2 milliards de dollars.

“Il inclut l’impact de la vente de nos opérations au Brésil, des changements dans la valeur de notre propre dette et le coût de nos programmes d’économies”, a expliqué le directeur général Stuart Gulliver dans un communiqué.

“Les bénéfices avant impôt sont en baisse, mais les bénéfices ajustés ont été meilleurs qu’au troisième trimestre de l’an passé dans les quatre secteurs d’activité mondiaux et dans quatre régions sur cinq”, a-t-il fait valoir.
Hors éléments exceptionnels, le bénéfice avant impôt ajusté a toutefois augmenté de 7%, à 5,6 milliards de dollars, un niveau supérieur au consensus des analystes, grâce à la hausse des revenus de sa division de banque d’investissement et la réduction des coûts.

La Bourse de Hong Kong salue la performance

La banque a amélioré son ratio de fonds propres à 13,9%, principalement du fait d’une modification du “traitement réglementaire” de l’investissement dans l’établissement chinois Bank of Communications, a expliqué le directeur général Stuart Gulliver.

La Bourse de Hong Kong a salué l’évolution du ratio et est apparemment passée outre celle du résultat avec un gain de 2,3% pour l’action cotée sur place. L’indice Hang Seng gagnait près de 1% dans le même temps.

Des résultats améliorés, mais de nombreux litiges en cours.

Au troisième trimestre 2015, HSBC avait dégagé un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars grâce au déclin des charges engendrées par divers litiges.

Ébranlé par les scandales et des résultats décevants, HSBC avait annoncé en juin 2015 qu’il se séparait de près de 50.000 employés dans le cadre d’un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie.

La banque a également été secouée par les enquêtes ouvertes de par le monde autour du cabinet Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers. Selon le journal “Le Monde”, c’est HSBC qui a eu le plus recours à ce cabinet d’avocats dans la tourmente, en créant quelque 2.300 sociétés offshore dont on soupçonne qu’elles ont été utilisées pour dissimuler des données au fisc.

latribune

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