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IBM France signe un accord de rupture conventionnelle collective

IBM France signe un accord de rupture conventionnelle collective
Au total, l’entreprise vise 94 départs et autant de suppressions d’emplois. Tous les métiers devraient être concernés. Pour la direction, c’est un moyen de renouveler les compétences, en embauchant ensuite, dans les domaines aux besoins actuels tels que la cybersécurité, la production de services et l’IA.

Après les précurseurs PSA et Pimkie (même si la tentative n’a finalement pas abouti pour la chaîne de prêt-à-porter), c’est au tour d’IBM France de faire usage du procédé instauré par les ordonnances Macron. Un accord sur un projet de rupture conventionnelle collective portant sur une centaine de postes a été en effet signé lundi chez le géant de l’informatique, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Cet accord a été validé par l’Unsa, la CFE-CGC et la CFTC, totalisant près de 70% des voix aux élections professionnelles, a indiqué Pierry Poquet, délégué du syndicat Unsa, majoritaire.

Un accord majoritaire est obligatoire pour mettre en oeuvre des ruptures conventionnelles collectives (RCC), dispositif issu de la réforme du Code du travail par ordonnances.

Tous les métiers sont concernés

L’entreprise vise au total 94 départs, et autant de suppressions d’emplois, sur un effectif de 7.500 salariés en France avec ce dispositif, contre 99 lors de la présentation du projet début février au comité central d’entreprise. Le nombre de départs a été révisé à la baisse “grâce à des arbitrages au niveau européen“, a précisé M. Poquet.

Tous les métiers (ingénieurs, commerciaux, fonctions support) sont concernés. Les volontaires devront s’être fait connaître le 20 mars au plus tard, pour des départs d’ici la fin mai.

Faute de volontaires en nombre suffisant, des mesures de fin de carrière prévues dans l’accord sur la gestion de l’emploi et des compétences (GPEC) de l’entreprise seront appliquées.

Un outil pour renouveler les compétences

Outre l’indemnité légale de licenciement, l’accord prévoit une prime d’incitation au départ. Au total, les salariés toucheront entre deux mois minimum et 24 mois maximum de salaire brut en fonction de l’ancienneté, a indiqué le délégué syndical. Un congé de mobilité et des mesures d’aide à la formation, à la création ou reprise d’entreprise sont aussi prévus.

La direction d’IBM France avait expliqué ce projet de RCC par le “besoin d’adapter” les compétences, avec des embauches dans les domaines de la cybersécurité, de la production de services et de l’intelligence artificielle.

La Tribune

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