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Il faudra plus qu’une chute des prix pour secouer les cinq plus grandes compagnies minières mondiales (S&P)

Il faudra plus qu’une chute des prix pour secouer les cinq plus grandes compagnies minières mondiales (S&P)

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a publié, lundi, un rapport dans lequel elle a étudié comment les cinq plus grandes compagnies minières feraient face à une nouvelle crise dans le secteur. Les résultats ont montré, qu’à l’heure actuelle, il faudra plus qu’une chute des prix des matières premières pour secouer BHP, Rio Tinto, Glencore, Anglo American et Vale.

Alors que les compagnies minières continuent de bénéficier de la reprise des prix des produits de base, qui dure maintenant depuis deux ans, la firme a indiqué que l’industrie, cyclique, risque de faire face à une nouvelle crise. Cela pourrait être causé par un changement de politique en Chine (principal consommateur de minerai de fer, de cuivre, de charbon, et autres ressources primaires des cinq grands), une guerre commerciale naissante, ou autre chose.

Pour étudier si un « choc de prix » serait susceptible de changer ses notations, S&P a appliqué aux cinq géants un scénario de stress. Elle a modélisé un effondrement d’un an des prix en tant que résultat d’une chute soudaine de la demande chinoise, facteur qui, selon elle, devrait être l’une des causes les plus probables d’un ralentissement de l’industrie.

« A notre avis, le processus de désendettement en cours des mineurs et leurs politiques financières flexibles devraient leur permettre de résister non seulement à la cyclicité de l’industrie, mais aussi à des contraintes plus sévères », indique le rapport.

Selon S&P, pour que les mineurs soient véritablement impactés, il faudrait associer la chute des prix à une déviation de leurs politiques financières actuelles. Cela pourrait prendre la forme de « grands projets de croissance, des acquisitions opportunistes, ou la pression des actionnaires pour optimiser la structure du capital en augmentant l’effet de levier ».

Les conclusions de ce rapport font penser à celles de PwC qui indiquait dans un rapport intitulé « Tempting Times », que le risque principal qu’encourent les 40 plus grandes compagnies minières au monde peut être la tentation d’acquérir des actifs en production, à n’importe quel prix, dans le but de satisfaire la demande.

Louis-Nino Kansoun

agenceecofin

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