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Iliad, Eutelsat, les mauvaises nouvelles du jour à la Bourse de Paris

Iliad, Eutelsat, les mauvaises nouvelles du jour à la Bourse de Paris

La Bourse de Paris est stable, entre la bonne tenue de Wall Street, un repli en Asie et un PIB conforme aux attentes dans la zone euro. L’acquisition de Six par Worldline est très bien accueillie. Iliad et Eutelsat plongent après des performances trimestrielles décevantes.

Il y avait bien deux composantes du Cac 40 qui planchaient à l’occasion de la publication de leurs comptes trimestriels ce mardi, mais c’est en dehors de l’indice que se situent les plus grosses surprises du jour, la Bourse de Paris se contentant, elle de rester globalement sur se marques à mi-séance.

Ainsi, Iliad et Eutelsat Communications chutent lourdement, de plus de 10%. La maison-mère de free a publié un chiffre d’affaires inférieur aux attentes, en progression de 0,8% seulement à 1,2 milliard d’euros. Ses facturations ont baissé de 1,6% dans le fixe, où la concurrence est jugée féroce. Le groupe entend redynamiser sa croissance et accélérer son déploiement vers le très haut débit fixe et mobile. Il met ainsi en place une nouvelle équipe de direction avec la nomination de Thierry Renaud au poste de directeur général et de Maxime Lombardini à la présidence du conseil d’administration.

L’opérateur de satellites, lui, redoute une baisse de son chiffre d’affaires 2017-2018 pouvant aller jusqu’à environ 3,5% si des revenus espérés de la commercialisation de capacités satellitaires ne se matérialisent pas. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes d’Eutelsat ont chuté de 5% en comparable, le carnet de commandes s’étant dégradé au troisième trimestre.

Très bon accueil pour Worldline

La surprise est aussi venue de Worldline ce matin, la filiale d’Atos ayant annoncé un accord pour acquérir la société SIX Payment Services dans le cadre d’une transaction majoritairement financée en actions, pour 27% du capital, soit une valorisation de 2,3 milliards d’euros. Atos conservera 51% de Worldline. Le titre est en nette hausse, la maison-mère en profite également.

Crédit Agricole a annoncé un profit net de 856 millions d’euros pour le premier trimestre, inférieur aux attentes, pénalisé par le réseau LCL (contribution en baisse de près de 25%) et par sa banque de financement et d’investissement (-35%). La banque confirme néanmoins l’objectif d’une stabilisation des revenus de LCL cette année. L’action est d’ailleurs en petite progression.

Autre composante du Cac 40, Engie a été au rendez-vous des attentes, confirmant lui aussi ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice, à savoir dégager un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,45 et 2,65 milliards d’euros, qui repose sur une fourchette indicative d’Ebitda (bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement) réaffirmée de 9,3 à 9,7 milliards.

PIB conforme aux attentes en zone euro

Vers midi, le Cac 40 est quasiment stable (+0,08% à 5.544,38 points) dans un volume d’échanges, toujours faiblard, de 885 millions d’euros. Ailleurs en Europe, les grands indices oscillent également autour de leurs niveaux de la veille. A New York, le contrat future Dow Jones perd 26 points.

Il faut dire que les chiffres qui étaient attendus ce mardi sur le plan économique en Europe sont dans la lignée des attentes. Le PIB a progressé de 0,4% au premier trimestre dans la zone euro, et de 2,5% sur un an. La croissance allemande avait pourtant déçu un peu plus tôt, à 0,3% contre 0,4% attendu par le consensus. En Allemagne, l’indice ZEW du sentiment économique des investisseurs et analystes financiers est ressorti, exactement comme prévu, à -8,2 points en mai pour sa composante des attentes, et un peu au-delà des anticipations pour celle de la situation actuelle, à 87,4 points, contre 85,5 estimé et non loin, donc, des 87,9 points d’avril.

Dans la nuit, les statistiques publiées en Chine, avaient, elles, pesé un peu sur les marchés asiatiques. La croissance des investissements y a été un peu plus faible que prévu, à 7% sur la période janvier-avril, contre 7,4% anticipé par le consensus. Les ventes au détail ont, elles aussi, été en-dessous des attentes.

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