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Innovation. Les robots agricoles à l’assaut des mauvaises herbes

Innovation. Les robots agricoles à l’assaut des mauvaises herbes

Les robots en agriculture vont permettre de répondre à la baisse des produits phytosanitaires, notamment en désherbage. De nouveaux engins débarquent.

La robotique en agriculture, ce n’est plus un fantasme, c’est une réalité. Plusieurs maraîchers bretons ont investi dans le petit robot Oz, développé par Naïo Technologies.

« Le système maraîcher bio actuel n’est pas durable socialement, souligne Maët Le Lan, responsable de la station expérimentale d’Auray (Morbihan). Le travail est tellement pénible que les maraîchers n’arrivent pas à fidéliser une main-d’oeuvre saisonnière, et ils sont cassés physiquement à 40 ans. »

Maët Le Lan et son équipe testent le robot sur la station et suivent plusieurs maraîchers qui ont investi dans un robot. « Par exemple, pour la culture de l’oignon avec paillage plastique, il a fallu trois désherbages manuels en bio classique contre un seul en présence du robot, ce dernier assurant un binage tous les dix jours »,explique-t-elle.

Maët Le Lan et son équipe testent le robot sur la station et suivent plusieurs maraîchers qui ont investi dans un robot. « Par exemple, pour la culture de l’oignon avec paillage plastique, il a fallu trois désherbages manuels en bio classique contre un seul en présence du robot, ce dernier assurant un binage tous les dix jours »,explique-t-elle.

Réduire les pesticides

Outre le désherbage, le robot sert aussi à transporter les charges, en suivant le maraîcher comme un petit chien. « Il y a deux ans, je conseillais aux maraîchers d’attendre avant d’investir dans le robot Oz. Maintenant, je peux dire qu’il est au point », souligne Maët Le Lan.

Au forum international de la Robotique agricole (Fira) qui s’est tenu à Toulouse les 29 et 30 novembre, de nombreux engins en vente ou en passe d’être commercialisés ont été présentés, qui vont permettre de répondre aux problématiques de l’agriculture conventionnelle.

C’est sur le désherbage que les projets sont les plus nombreux avec du désherbage mécanique ou chimique. « Notre robot enjambeur viticole va permettre de réduire de 40 % la dose d’herbicide et de 50 % le coût du travail », assure Cédric Bache, inventeur du robot Vitibot encore en prototype et fils de viticulteur champenois. Naïo vient de vendre son premier robot enjambeur, nommé Ted.

Le Suisse Claude Juriens, qui développe Ecorobotix, un robot qui réalise du désherbage chimique de précision grâce à des bras animés, parle, lui d’une division par vingt de la dose d’herbicide et un coût du désherbage réduit de 30 %. Il vise « les cultures à haute valeur ajoutée comme l’oignon, les épinards ou le haricot, mais aussi la betterave à sucre et le colza ». Une dizaine de machines seront en test en France en 2018, notamment chez Arvalis, et la commercialisation est prévue pour 2019.

Un autre avantage est mis en avant pour tous ces drôles d’engins : c’est la réduction du tassement des sols que la course aux matériels agricoles de plus en plus énormes a engendré ces dernières années.

ouest-france.fr

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