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Kenya : la production de maïs chutera en 2017 dans un contexte de sécheresse (chercheurs)

Kenya : la production de maïs chutera en 2017 dans un contexte de sécheresse (chercheurs)

La production de maïs au Kenya en 2017 devrait être inférieure à celle de 2016 en raison d’une période de sécheresse prolongée à travers le pays de l’Afrique de l’Est, ont annoncé jeudi des chercheurs.

Des chercheurs de l’Institut des politiques et du développement agricoles de Tegemeo, un groupe de réflexion agricole, ont demandé au gouvernement de commencer à planifier l’importation de maïs pour la consommation avant la récolte en août 2018.

Kevin Onyango, chercheur à l’institut, a indiqué que le gouvernement aurait dû importer du maïs pour la consommation à partir du mois de mai suite à l’arrivée tardive de pluies et à une sécheresse prolongée cette année.

“Même si la situation alimentaire s’était améliorée dans certaines régions du pays, la production de 2017 devrait être inférieure à celle de 2016 par 20%”, a précisé M. Onyango à Nairobi lors qu’il présentait une évaluation de la situation alimentaire et des perspectives pour 2017/2018.

Il a révélé que la situation a été aggravée par les attaques et les infestations causées par les chenilles légionnaires d’automne et les maladies du maïs.

M. Onyango a noté que la situation alimentaire dans la plupart des régions pastorales et agro-pastorales est plus grave car plus de 3,5 millions de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire et ont besoin d’un soutien humanitaire.

“Le système de production réalisé par l’eau de pluie est incertain et dépassé, d’où le besoin de produire efficacement du maïs et d’autres produits de base sous irrigation”, a-t-il ajouté.

Tim Njagi, un chercheur principal de l’institut, a observé que pour réduire les coûts et améliorer la compétitivité, le gouvernement doit s’engager à améliorer la productivité, réduire les coûts d’intrants et introduire également un programme de réduction des coûts des engrais.

Il a noté que, malgré la mise en œuvre rapide par le gouvernement d’un programme ambitieux de subventions aux engrais de 200 millions de dollars, la productivité du maïs par acre a considérablement diminué au cours des années.

“La diminution de la fertilité des terres, la plantation de semences de faible qualité et la mauvaise répartition des précipitations ont affecté le taux de production de maïs par acre au cours des années”, a-t-il clarifié.

Le ministère kenyan de l’Agriculture, de l’Elevage et des Pêches estime que les pertes post-récolte atteignent entre 10% et 12% chaque année. Cela est dû à de mauvaises installations de stockage ainsi qu’à une récolte précoce.

L’étude qui a été chargée d’établir la situation alimentaire générale dans le pays en mettant l’accent sur le maïs, le riz, le blé, les pommes de terre et autres produits de base importants, a appelé le gouvernement à promouvoir la production et l’accès à d’autres cultures vivrières en plus du maïs.

NAIROBI, 6 octobre (Xinhua)

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