Accueil / Finances / La BAD alloue 545 millions de dollars aux transports en Côte d’Ivoire, au Mali et en Tanzanie

La BAD alloue 545 millions de dollars aux transports en Côte d’Ivoire, au Mali et en Tanzanie

La BAD alloue 545 millions de dollars aux transports en Côte d’Ivoire, au Mali et en Tanzanie

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, jeudi, deux programmes majeurs d’appui aux transports et de facilitation des transports pour la Tanzanie, la Côte d’Ivoire et le Mali.
Selon une note d’information transmise à APA, en vertu de cette approbation, la Tanzanie recevra un prêt concessionnel du Fonds africain de développement de 75,43 millions de dollars et un prêt de la Banque africaine de développement de 270,95 millions de dollars, en vue de financer son Programme d’appui au secteur des transports, incluant des interventions dans les sous-secteurs des transports routiers, ferroviaires et aériens du pays.

178,61 millions de dollars ont été également approuvés pour le Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport Mali-Côte d’Ivoire.Le financement approuvé pour ce projet comprend des dons et prêts du Fonds africain de développement et de la Facilité d’appui à la transition représentant 70,77 millions de dollars en faveur du Mali, et des prêts de la Banque africaine de développement et du FAD totalisant 107,84 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire, qui accède aux ressources non concessionnelles de la Banque africaine de développement pour la première fois en vertu de la nouvelle politique de crédit de la Banque.

Le Projet multinational d’aménagement routier et de facilitation du transport Mali-Côte d’Ivoire sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San-Pedro prévoit l’amélioration de tronçons routiers du corridor Bamako-San Pedro, entre le Mali et la Côte d’Ivoire, qui offre une alternative routière vers l’arrière-pays et les pays voisins enclavés.

L’intervention de la Banque répond aux besoins cruciaux d’ouverture des zones de production des deux pays, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité, ainsi que de diversification de leur économie et de réduction de la pauvreté.

Elle permettra également de faire du port ivoirien de San Pedro un port de transit important pour les pays voisins enclavés comme le Mali et le Burkina Faso. Le projet reliera les deux pays via le port de San Pedro, qui deviendra un véritable port de transit pour le Mali, le Burkina Faso et le nord de la Guinée voisine.

Ces routes sont prévues dans les programmes prioritaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO).
En plus d’aider à développer le port de San Pedro pour en faire un port de transit compétitif reliant les régions du centre-ouest, du sud-ouest et du nord-ouest de la Côte d’Ivoire à son arrière-pays et aux pays voisins enclavés (Mali et Burkina), le projet, une fois achevé, reliera également le pays aux régions orientales de la Guinée et du Libéria.

En outre, les mesures de facilitation du transport sont destinées à libérer le corridor de toutes les barrières non tarifaires à travers une utilisation proactive des technologies de l’information et de la communication. Ces mesures comportent notamment la construction d’un poste frontière unique, l’interconnexion des systèmes informatiques des douanes, l’établissement d’un guichet portuaire unique au port de San Pedro et un système de suivi électronique des marchandises et des véhicules empruntant le corridor.

Les résultats attendus du projet sont notamment : un niveau de service amélioré sur le corridor et une augmentation de la circulation et des échanges entre les deux pays ; la réduction des coûts de logistique et de transport ; ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations locales et l’accès de ces populations aux services sociaux de base (eau potable, écoles, centres sanitaires, etc.).

Ce projet, qui doit être mis en place sur cinq ans, de mars 2016 à décembre 2020, devrait coûter 233,18 millions de dollars EU (166,93 millions d’UC). La contribution de la Banque représente 84,32 % du coût total du projet.

Signature : APA
starafrica.com

Aller en haut