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La BAD veut implanter ses bureaux au Bénin, en Guinée et au Niger

La BAD veut implanter ses bureaux au Bénin, en Guinée et au Niger

Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’ouvrir des bureaux au Bénin, en Guinée et au Niger, en vue de renforcer sa présence opérationnelle et sa visibilité et de répondre efficacement aux besoins de ces trois pays, annonce un communiqué de l’institution bancaire panafricaine, publié vendredi à Cotonou.

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“Conformément au plan d’action de la Banque en matière de décentralisation et à son nouveau modèle de développement et de prestation de services, cette décision met l’accent sur la nécessité d’atténuer les problèmes de fragilité, de transition et de portefeuille, de faciliter la coordination de l’aide au développement et le dialogue, de respecter les spécificités nationales, et de réduire les coûts”, indique la même source.

Selon le communiqué, la Banque espère ainsi obtenir des bénéfices à long terme, notamment grâce à une amélioration de la qualité de son portefeuille dans ces pays, à son impact sur leur développement et à l’ouverture de nouvelles possibilités, notamment dans le secteur privé.

Au Bénin, explique le même communiqué, où la Banque ne maintient qu’un économiste pays, l’ouverture du bureau national devrait permettre à la Banque d’accroître son portefeuille de 355 millions à 747 millions de dollars. Le taux de décaissement augmenterait de 39% à 60% et la proportion des projets “signalés” baisserait de 60% à 20% d’ici à 2019.

Selon la même source, en Guinée, l’ouverture d’un bureau national pourrait permettre à la Banque d’augmenter son portefeuille de 275 millions à plus d’un milliard de dollars d’ici 2019. De la même manière, la proportion des projets à risque tomberait de 78% à 20%, tandis que le taux de décaissement augmenterait de 27% à 55%.

Quant au Niger, souligne la même source, où la Banque est totalement absente, les risques liés à la sécurité, la fragilité climatique et la très mauvaise performance du portefeuille posent de sérieux problèmes.

Toutefois, explique la même source, l’augmentation du portefeuille détenu dans le secteur public du pays ainsi que l’identification récente de plusieurs projets dans le secteur privé, dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et du transport estimés à 302 millions de dollars américains pourraient porter le portefeuille de projets nigériens de la BAD à 621 millions de dollars.

“La mise en place d’un bureau national doté des compétences appropriées se traduirait par une diminution de 83% à 20% des projets à risque et par une augmentation de 31,4% à 65% du taux de décaissement. Ce bureau offrirait également des perspectives accrues de croissance pour le secteur privé”, indique la même source.

La Banque a inscrit une provision de 7,3 millions de dollars américains à son budget 2017 afin de couvrir le coût de l’ouverture et de la mise en service de ces trois bureaux nationaux.

A l’heure actuelle, la Banque dispose de bureaux nationaux ou de liaison dans 35 pays d’Afrique, de deux centres de ressources régionaux à Nairobi et à Pretoria, et d’une représentation à Tokyo, pour couvrir l’Asie.

COTONOU, 25 février (Xinhua)

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