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La banque Citi impliquée dans le « flash crash » de la livre sterling du 7 octobre

La banque Citi impliquée dans le « flash crash » de la livre sterling du 7 octobre

La filiale japonaise de la banque a inondé le marché d’ordres de ventes au plus mauvais moment accentuant le plongeon de 9 % de la livre en 40 secondes.La piste de l’erreur humaine est privilégiée, un trader de Citi ayant « paniqué » selon la Banque d’Angleterre.

Les premiers éléments du drame qui s’est joué le 7 octobre sur le marché des changes, commencent à faire surface. Ce jour-là, en 40 secondes , la livre streling avait chuté de 9% de 1,26 à 1,14 dollar, à son plus bas niveau depuis 31 ans. Un flash-crash historique pour la monnaie anglaise, déjà affaiblie par le « Brexit ». C’est la piste d’une erreur humaine qui est privilégiée plus que l’action malicieuse des automates de trading ultra rapides, les traders haute fréquence.

« Un trader a paniqué »

Selon le Financial Times, la Banque d’Angleterre et les autorités s’intéresseraient de près aux opérations et ordres lancés depuis Tokyo par la banque Citi, leader mondial sur les changes. La filiale japonaise de la banque aurait inondé le marché d’ordres de vente sur la livre sterling accentuant son plongeon historique en un laps de temps aussi court. La banque n’aurait pas déclenché le « flash crash » mais elle l’aurait aggravé compte tenu du manque de liquidité et contreparties à ce moment de la séance. Selon des sources proches de l’enquête citées par le quotidien, un trader de la banque américaine « a paniqué » et placé un grand nombre d’ordres de vente quand la devise britannique était en train de plonger. L’algorithme d’exécution des ordres la banque américaine aurait pu jouer aussi un rôle néfaste dans l’enchaînement des événements. Citi n’était toutefois pas la seule banque à vendre des livres à ce moment de la journée.

Les traders haute fréquence non coupables

Les traders haute fréquence (THF), les automates de trading ultra rapides, les boucs émissaires traditionnels des marchés et flash-crash , sont à ce stade de l’enquête, jugés non coupables.

Coup dure pour la banque ledaer

Selon le classement « Euromoney » Citigroup est le leader mondial sur les devises en 2016 avec une part de marché de 12,9%. La banque était encore numéro 1 l’année précédente avec 16,1% du marché mondial. Elle est suivie par JP Morgan et UBS, puis la Deutsche Bank. La banque Citi a estimé « qu’elle avait géré correctement » cet événement et que « ses systèmes de contrôle ont fonctionné durant cette période ». Elle n’a pas précisé si des traders avaient été licenciés à la suite de ce « flash-crash ».

Nessim Aït-Kacimi
les echos

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