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La Banque d’Algérie réduit ses seuils d’absorption

La Banque d’Algérie réduit ses seuils d’absorption

Il s’agit de résorber l’excès de liquidités sur le marché monétaire et de contribuer ainsi au contrôle de l’inflation.

 

La Banque d’Algérie a réduit ses seuils d’absorption au titre des reprises de liquidités sur le marché monétaire. Le montant absorbé de la reprise de liquidités par appels d’offres affiche un encours de 39 milliards de dinars, indique la Banque d’Algérie qui a publié la situation du marché monétaire du mois d’août dernier. Face à l’amenuisement de l’excès de liquidités et dans le but de dynamiser davantage le marché monétaire interbancaire, la Banque d’Algérie a réduit graduellement les reprises de liquidités.

La liquidité des banques a baissé progressivement tout au long de l’année 2015 (-32,9%) pour atteindre 1 833 milliards de dinars à fin 2015, après une relative stabilité en 2014 (2 731 milliards de dinars à fin 2014). Elle s’est davantage détériorée au cours de l’année 2015, impactée par la forte baisse des dépôts du secteur des hydrocarbures en contexte de ralentissement des dépôts en dinars collectés auprès des secteurs hors hydrocarbures.
Il faut savoir que la Banque d’Algérie, dans le cadre de la préservation de la stabilité monétaire, résorbe de manière effective l’excès de liquidités sur le marché monétaire et contribue ainsi au contrôle de l’inflation, au moyen d’instruments de politique monétaire appropriés (reprises de liquidités, facilités de dépôts à 24 heures et réserves obligatoires). Au mois de juillet 2016 et par rapport au même mois de l’année 2015, la croissance des prix à la consommation (à Alger) est de 8,14%.
Pour les 7 mois de l’année 2016, par rapport à la même période de l’année dernière, le taux d’inflation est de 6,33%. “Avec la même tendance, on terminera l’année 2016 avec une inflation à 10,8%”, estiment certains experts.
Par ailleurs, selon la Banque d’Algérie, la facilité de dépôt souscrite par les banques a enregistré une baisse de près de 106 milliards de dinars, passant de 397 milliards de dinars à fin juillet à 291 milliards de dinars à fin août 2016.

Durant cette période, le marché monétaire interbancaire a été marqué par des demandes exprimées sur les deux segments de placement au jour le jour et à terme. L’encours sur ce marché a atteint 97,70 milliards de dinars à fin août 2016 contre 79 milliards de dinars à fin juillet 2016, soit une hausse de près de 19 milliards de dinars.
L’activité du marché des valeurs d’État a enregistré une tendance baissière de 12 milliards de dinars. L’encours des valeurs d’État émis par voie d’adjudication sur le marché monétaire a atteint 1 015 milliards de dinars à fin août 2016 contre 1 027 milliards de dinars à fin juillet 2016. Les taux d’intérêt et les taux de rendement annuels moyens pour les différentes catégories des titres de l’État ont varié de 1,45% à 1,49% pour les bons du Trésor à court terme (BTC) 13 et 26 semaines, de 2,26% à 2,37% pour les s bons du Trésor assimilables (BTA) 1 à 5 ans et de 2,78% à 3,89% pour les obligations assimilables du Trésor (OAT) 7 ans à 15 ans en fin de période. La Banque d’Algérie annonce qu’elle a maintenu son rythme et ses conditions d’intervention sur le marché monétaire.

Les taux appliqués aux opérations de reprise de liquidités à 7 jours, 3 mois et 6 mois et de la facilité de dépôt à 24 heures rémunéré par la Banque d’Algérie restent fixés respectivement à 0,75%, 1,25%, 1,50% et 0,30%. Après une longue période d’excès de liquidités sur le marché monétaire, la Banque d’Algérie a décidé de reprendre le refinancement des banques.
En conséquence, elle injectera des liquidités dans l’économie nationale. Dans ce cadre, le Conseil de la monnaie et du crédit a décidé de réviser à la baisse le taux de réescompte en le portant à 3,5% au lieu de 4% en vigueur depuis 2004.

M. R. / liberte-algerie.com

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