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La Banque Mondiale poursuit son soutien à la productivité agricole en Afrique de l’Ouest

La Banque Mondiale poursuit son soutien à la productivité agricole en Afrique de l’Ouest

La Banque mondiale renforce son soutien au Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), en témoigne ce prêt de 10 millions de dollars accordé au Togo lors d’une cérémonie de signature d’un protocole de financement ce vendredi à Lomé.

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C’est un prêt additionnel qui vient s’ajouter aux 12 millions de dollars, sous forme de don, octroyé par la Banque mondiale au Togo pour le financement de la phase initiale du projet de réhabilitation du système national de recherche agricole et la construction d’un système semencier performant afin d’améliorer la productivité agricole.

Ce don additionnel permettra d’améliorer le stock de technologies disponibles et accessibles aux producteurs pour booster la productivité agricole auprès de plus de 200.000 producteurs. L’objectif visé ici est également de couvrir les besoins en semences certifiées de 25 à 30% pour mieux cerner les défis de la faiblesse de la production et de la productivité, accentuée par de fortes variations d’une année à l’autre, ainsi que l’insuffisance des revenus, en zones rurales aussi bien que dans les villes.

De nombreux défis à relever

Ce projet qui a débuté en 2011 et qui s’achèvera le 31 mars prochain est aussi une orientation vers l’utilisation de semences hybrides en travaillant avec le secteur privé, en même temps, il devra faciliter la mise en place d’un mécanisme de financement pérenne de l’Etat pour écarter à terme la malnutrition chronique et l’insécurité alimentaire au niveau familial.

Le pays, d’après des études menées par la banque mondiale, « s’assure une autosuffisance alimentaire précaire, le problème de l’alimentation se posant encore au plan quantitatif à des périodes de faible pluviométrie au cours desquelles certaines familles, certains groupes sociaux et localités connaissent une insécurité alimentaire structurelle et conjoncturelle ».

Ce projet est un véritable challenger même si l’agriculture togolaise a enregistré une croissance significative, elle est caractérisée par une fluctuante avec des taux en glissement annuel variant de 0 % en 2013 à 14 % en 2014 et 2 % en 2015. Néanmoins le secteur a connu la plus forte croissance en 2015 (15,5 %).

Mais il va falloir moderniser car l’agriculture togolaise est toujours caractérisée par un faible niveau technique et un faible taux d’équipement des exploitations. Moins de 25% des exploitations bénéficient d’un appui technique des structures d’encadrement. En plus de cela, les semences améliorées sont utilisées dans moins de 3% des cultures vivrières. L’exploitation agricole faiblement motorisée est tournée vers l’autoconsommation. Pourtant ce ne sont pas les terres cultivables qui manquent. La superficie cultivable du pays est évaluée à 3,6 millions d’hectares, soit 60% du total mais seulement 41% de cette surface, soit 1,4 millions d’hectares, sont emblavés.

Pour nourrir 500 millions d’habitants en 2030 en Afrique de l’Ouest

Le programme ne vise pas uniquement le Togo. Déjà, le 3 février 2017, la Banque mondiale a approuvé un crédit d’un montant de 68 millions de dollars en faveur de « la population ouest-africaine qui estimée à 500 millions d’habitants en 2030 ».

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Cette enveloppe de financement dont l’objectif est de booster la productivité agricole en Afrique de l’Ouest, est répartie comme suit : 20 millions de dollars sont destinés au Bénin, 23 millions de dollars à la Guinée, 15 millions de dollars au Niger, et 10 millions de dollars au Togo. Ce programme qui consiste à introduire de nouvelles variétés de cultures, de pratiques culturales améliorées et de petits systèmes de transformation des produits agricoles, est déjà parvenu à accroître d’au moins 30 % des récoltes et les revenus des petits producteurs concernés selon la Banque mondiale.

Khadim Mbaye
la tribune afrique

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