Accueil / Mines & Energies / GUINEE: La Banque Mondiale se retire du projet Simandou

GUINEE: La Banque Mondiale se retire du projet Simandou

GUINEE: La Banque Mondiale se retire du projet Simandou

La Société Financière Internationale, la branche investissement de la Banque conue sous son abbréviation anglaise IFC (International Finance Corporation) vient d’annoncer son retrait du projet d’exploitation du minerai de fer du mont Simandou, dans la préfecture de Beyla en Guinée. Telles sont les informations concordantes apparues dans la presse internatinale incluant Australian Financial Review et l’agence Reuters.

Cette décision est en contradiction flagrante avec la déclaration spectaculaire de février 2016 quand la SFI déclarait « pleinement supporter le projet Simandou » suite aux révélations de Guinéenews annoncant le prochain retrait de Rio du projet.

Sentant que le projet ne va nulle part, après la décision de Rio de geler indéfinément le projet, la SFI – qui agit comme une banque commerciale – à décider de jeter l’éponge et maintenant le consortium Simfer doit trouver un nouveau partenaire qui va remplacer l’institution. Le cout de rachat de la part de la SFI est estimé à 200 millions de dollars.

La nouvelle ne surprend vraiment les experts après la décision de Rio Tinto d’abandonner le projet. Peu d’observateurs s’attendent à une reprise immédiate du « projet du siècle » qui demande un financement de près de 20 milliards de dollars qu’il n’est pas possible d’obtenir pour la Guinée dans les conditions actuelles. Pour se couvrir en cas de problèmes, la société anglo australienne qui a décidé de tout abandonner – comme l’avait prédit Guinéenews – vu les conditions économiques défavorable, avait fait venir dans le consortium Simfer, la SFI en lui octroyant 4,6 pour cent des actions dès 2006 lui donnant une dose de crédibilité et de respectabilité.

Membre du Groupe de la Banque mondiale, IFC est la plus importante institution mondiale d’aide au développement dont les activités concernent exclusivement le secteur privé selon le site web officiel de la corporation,

Le président Alpha Condé avait fait une visite en Chine le mois dernier en septembre 2016 pour demander aux chinois d’assurer le financement, mais la visite n’a pas porté les fruits escomptés. En effet pour contrer la Guinée en Chine, Rio avait vendu 43.3 pour cent du projet à la société chinoise Chinalco en mars 2010 pour la somme de 1,35 milliards de dollars bloquant de fait les Guinéens qui seraient tentés faire appel aux investisseurs chinois les rares capables de financer ce genre de méga projets dans le monde.

Pour comble de malheur, Rio Tinto a procédé à des licenciement en masse poussant certains anciens employés guinéens à manifester contre la décision de fermeture de fait du projet. Des dizaines de sous traitants sont aussis affectés dans ce qui constitue un sérieux revers économique pour le gouvernement Condé et les Guinéens qui comptaient tellement sur ce projet pour relancer l’économie et developper des infrastructures.

Mais la Guinée n’est pas la seule affectée par la perte du projet, Rio Tinto affirme avoir investit 2 milliards de dollars – incluant 700 millions versés cash à la Guinée en 2011 pour règler les contentieux de propriété – et a passé cette somme dans la catégorie pertes. Sans compter les frais d’avocats dépensés lors de la poursuite juridique perdue contre Vale, BSGR accusés d’avoir « volé » la moitié de Simandou reprise à Rio par le gouvernement au temps de Conté.

guineenews.org

Aller en haut