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LA BETTERAVE À SUCRE PERFORME

LA BETTERAVE À SUCRE PERFORME

La valeur globale de production est de l’ordre d’1 MMDH grâce à 230.000 tonnes produites cette année.

La culture de la betterave à sucre est devenue très performante au niveau de la région Casablanca-Settat avec plus de 40% de la production nationale. La filière de la betterave à sucre revêt une importance capitale dans la région de Casablanca-Settat à côté d’autres filières agricoles qui caractérisent la région, à savoir les viandes rouges et blanches, le lait et les céréales. La valorisation de la betterave est réalisée dans la zone des Doukkala grâce à la présence de l’usine de sucre Cosumar à Sidi Bennour d’une capacité de 15.000 tonnes/jour, qui peut atteindre 18.000 tonnes/jour pendant le pic de transformation.

Cette usine est la plus importante en Afrique. Le record est absolu en cette année agricole pourtant modeste en termes de pluviométrie pour la région Casablanca-Settat, qui a malgré tout réalisé une campagne exceptionnelle. Pour sa part, la culture betteravière a atteint au cours de cette campagne agricole en cours (2015-2016) des performances record dépassant des rendements de 85 t/ha au lieu de 73 t/ha une année auparavant.

Les principaux résultats enregistrés attestent de ces performances avec tout d’abord une production racines d’1,7 million de tonnes au lieu d’1,4 million de tonnes au cours de la campagne agricole précédente, et une teneur en sucre de l’ordre de 18,1% tandis que le rendement brut en sucre bat aussi des records avec 14 t/ha. Pour sa part, la valeur de la production est de 42.000 DH/ha au lieu de 35.000 DH/ha l’année dernière, soit une valeur globale de production de l’ordre d’1 MMDH. En somme, la production de sucre a presque doublé ces cinq dernières années au moment où la superficie a augmenté uniquement de 10 %. Il est à préciser que la superficie réalisée est de 18.900 ha et a concerné environ 20.000 agriculteurs. La production de sucre de la région est ainsi passée de 113.000 tonnes, réalisée en 2013, à 187.000 tonnes en 2015 et 230.000 tonnes cette année.

Coordination
«Cette performance est le fruit d’une forte coordination entre les intervenants, particulièrement l’Ormvad, la Cosumar et l’Association des producteurs de la betterave à sucre d’une part», indique la DRA (Direction régionale d’agriculture) Casablanca-Settat. Ces performances sont enregistrées grâce à l’introduction de nouvelles technologies en matière de semences (généralisation du monogerme), la mécanisation (généralisation de la mécanisation du semis), la rationalisation et la programmation de la fertilisation, la bonne planification de l’irrigation et de l’opération d’arrachage. Ainsi, et en matière de performances techniques, 100% de la semence utilisée est monogerme alors que la mécanisation du semis à atteint les 100% avec un semis précoce à 75%. Par ailleurs, la DRA a rationalisé la programmation de l’irrigation et la valorisation de l’eau. Les cultures de la betterave ont aussi été réalisées via l’irrigation de 1.500 ha en goutte à goutte dans le cadre du Programme national d’économie de l’eau d’irrigation (PNEEI), avec une programmation de la fertilisation et un système d’avertissement phytosanitaire.

Démarrage précoce de l’arrachage
Par ailleurs, la mécanisation de l’arrachage a atteint 40% cette année. La DRA a aussi veillé au financement des semoirs et des arracheuses pour la consolidation du parc de machines, et a accompagné les agriculteurs durant tout le processus de croissance de la betterave jusqu’à l’arrachage, avec l’appui du Comité technique régional. Le Plan Maroc Vert a aussi favorablement impacté la bonne réalisation du secteur, en particulier au niveau de l’organisation de la filière à travers le système d’agrégation. Selon la DRA, les performances réalisées d’ordre techniques et de rendements sont le fruit des efforts conjugués des différents partenaires dans la filière de la betterave sucrière pour la réussite de la campagne betteravière.

D’une part, l’Ormvad (Office régional de mise en valeur agricole des Doukkala) a assuré le suivi, l’encadrement et la supervision des différentes opérations depuis le labour jusqu’à l’arrachage en passant par la programmation des opérations de semis, la fourniture et la rationalisation de l’eau d’irrigation, la fertilisation, le traitement ainsi que le suivi de la campagne agricole.

Pour sa part, la Cosumar a permis aux producteurs de disposer de tous les facteurs de production, à commencer par les semences, les fertilisants, les produits phytosanitaires, et a assuré la programmation des opérations de semis, d’arrachage, la mise à la disposition des agriculteurs de moyens logistiques pour le transport de leurs productions à l’usine, la réception de la betterave dans de bonnes conditions, l’usinage, l’entretien pour assurer une bonne réception ainsi que la continuité de l’usinage.

En plus du paiement des agriculteurs dans de bonnes conditions, l’Association des producteurs de betteraves à sucre (APBS) a permis la sensibilisation, l’encadrement et le suivi des producteurs durant la campagne agricole de même qu’elle a contribué à solutionner l’ensemble des contraintes avec l’Ormvad et la Cosumar. La Chambre d’agriculture a aussi joué un rôle grâce à son accompagnement dans toutes les interventions du Comité technique régional et sa participation à l’encadrement et l’accompagnement des producteurs. Pour assurer la durabilité des résultats et les performances obtenues, le Comité technique régional de betterave à sucre est actuellement en train de préparer la campagne betteravière 2016-2017 afin de prendre les mesures nécessaires à son lancement et son déroulement dans de bonnes conditions.

 

 

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