Accueil / Finances / La BICICI, filiale ivoirienne de BNP Paribas, réalise une marge nette en recul en 2014

La BICICI, filiale ivoirienne de BNP Paribas, réalise une marge nette en recul en 2014

La BICICI, filiale ivoirienne de BNP Paribas, réalise une marge nette en recul en 2014

Pour le compte de l’exercice 2014, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de Côte d’Ivoire, filiale du groupe français BNP Paribas, a annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 10,1 milliards de FCFA (16,7 millions $). Un chiffre qui se situe en progression, lorsqu’on le compare aux 9,26 milliards de FCFA de résultat net positif dégagé par la banque en 2013. Cette performance est à mettre à l’actif de la hausse du produit d’exploitation bancaire, qui, sur la période de référence, a légèrement dépassé les 53 milliards de FCFA, contre un peu plus de 45 milliards de FCFA en 2013.

Derrière ces chiffres positifs se cachent cependant des données qui peuvent constituer quelques défis à surmonter pour la banque. On peut en effet noter que la productivité générale qui mesure le rapport des charges générales d’exploitation bancaire sur son chiffre d’affaires (produit net bancaire) s’affiche en progression à 41% en 2014, contre seulement 38,3% en 2013. Un indicateur qui suppose que l’augmentation constatée sur son volume d’activité, s’est accompagné de coûts conséquents. Dans ces conditions, la marge nette, qui est la mesure du résultat net sur l’ensemble des revenus engrangés dans le cadre de l’activité bancaire, a reculé en 2014, s’affichant à 25,71%, contre 28,5% en 2013. Sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA où la banque est cotée, son titre ne fait pas l’objet de transaction depuis cette date.

Mais avant cette date, l’action BICICI affichait une plus-value de 19,8% depuis le début de l’année 2015. Les investisseurs de détails, notamment ceux qui détiennent les 32,51% du flottant en bourse, vont suivre ces résultats avec beaucoup d’attention. Un dividende généreux de 3650 FCFA par action leur a été proposé, ce qui représente 36,5% de la valeur nominal de chaque action. Un gain auquel il faut ajouter la plus value, pour ceux qui ont acquis des titres au 31 décembre 2014.

Idriss Linge
agenceecofin.com

Aller en haut