jeudi 01 octobre 2020
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La blockchain pour sécuriser la finance et les médicaments

La blockchain pour sécuriser la finance et les médicaments

Selon un rapport, la technologie de validation ultra-sécurisée connue sous le nom de blockchain pourrait transformer des vies en Afrique ; notamment en donnant accès à des liquidités sûres pour les 350 millions de personnes privées de comptes bancaires et en combattant le fléau des faux médicaments.

Le rapport, publié ce mois-ci (8 janvier) par Brookings Institution, un think-tank américain, appelle les pays africains à mieux utiliser des technologies telles que l’intelligence artificielle et la blockchain pour répondre avec succès aux besoins sociaux et économiques du continent.

Ces technologies font partie de la quatrième révolution industrielle caractérisée par la fusion des mondes numérique, biologique et physique.

« L’Afrique peut utiliser cette quatrième révolution industrielle pour tracer son propre chemin industriel avec efficacité, atteindre d’autres marchés, développer de nouveaux produits et diversifier ses économies », déclare Njuguna Ndung’u, co-auteur du rapport et directeur exécutif de l’African Economic Research Consortium (Consortium pour la recherche économique en Afrique).

La blockchain, la technologie de vérification des transactions, généralement associée aux monnaies numériques telles que Bitcoin et Ethereum, fonctionne en recoupant chaque transaction avec une série d’enregistrements pour s’assurer qu’ils coïncident.

L’Afrique peut utiliser cette quatrième révolution industrielle pour tracer son propre chemin industriel avec efficacité

Njuguna Ndung’u, African Economic Research Consortium

Ces transactions ultra-sécuritaires font déjà une différence dans des domaines tels que la banque, la santé et les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques.

Shireen Ramjoo, spécialiste de la blockchain basée en Afrique du Sud et responsable de Liquid Crypto-Money, a déclaré que l’utilisation de la blockchain a éliminé la nécessité de recourir à des intermédiaires pour effectuer des transactions financières.

« Il y a plus de 350 millions de personnes non bancarisées en Afrique subsaharienne uniquement », rappelle Shireen Ramjoo. « Le secteur des services financiers bénéficiera énormément à Afrique, en particulier en éliminant certains obstacles financiers qui verront plus de personnes bancarisées et plus de personnes effectuer des transactions à travers le continent comme jamais auparavant », dit-elle.

Shireen Ramjoo ajoute que dans le secteur de la santé, « la blockchain peut faciliter le transfert en toute sécurité des dossiers des patients entre les systèmes de santé au niveau national et transfrontalier, et stimuler la coordination de la gestion de la santé, tout en réduisant les coûts et les risques liés aux transactions, et même en soutenant le tourisme médical ».

Il pourrait également améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement, en fournissant des détails minutieux sur chaque transaction de tout produit pharmaceutique, garantissant ainsi la traçabilité et l’élimination des médicaments contrefaits.

Shireen Ramjoo a déclaré à SciDev.Net que les décideurs africains devraient accorder la priorité aux investissements dans les solutions numériques et associer le secteur privé pour permettre au continent de rivaliser avec le reste du monde.

Selon le rapport, si l’Afrique ne reconnaît pas et ne capitalise pas l’intelligence artificielle, la blockchain et les opportunités qu’apporte la quatrième révolution industrielle, les entreprises risquent de prendre encore du retard, de réduire la compétitivité et d’élargir la « fracture numérique » mondiale.

scidev

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