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La Bourse de Paris creuse ses pertes dans le sillage de l’or noir

La Bourse de Paris creuse ses pertes dans le sillage de l’or noir

La Bourse de Paris creuse ses pertes de la veille après un bref rebond technique dans les premiers échanges. La faiblesse des cours de l’or noir fait plier les valeurs pétrolières, et en particulier Vallourec, qui souffre par ailleurs de résultats trimestriels moins bons que prévu.

Après un bref élan dans les premiers échanges, grâce entre autres à des chiffres meilleurs que prévus pour la production industrielle française, la Bourse de Paris se replie et creuse ses pertes de la veille. La tendance est affectée par le repli des valeurs pétrolières, dans le sillage de la baisse des cours du pétrole. Le Brent perd 0,34% à 47,15 dollars, portant son recul des cinq derniers jours à 6,5%. Lanterne rouge du SRD, Vallourec pâtit par ailleurs de résultats trimestriels décevants.

Vers 12h20, le Cac 40 perd 0,75% à 4.814,13 points, dans des volumes d’échanges relativement faibles de 1,05 milliard d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien cède 0,50% et le Dax de Francfort 0,56%. Les prix à l’import et à l’export du mois d’octobre, à 14h30, et les stocks des grossistes, à 16h00, aux Etats-Unis, sont les seules statistiques à l’ordre du jour. Elles devraient avoir un impact limité sur la tendance.

L’économie chinoise confirme son ralentissement

La Chine a une nouvelle fois fait état d’un ralentissement de son économie, avec des chiffres de l’inflation inférieurs aux attentes en octobre, tant sur le plan de la consommation que sur celui de la production. Le Bureau national des statistiques a annoncé que l’indice des prix à la consommation avait progressé de 1,3% sur un an le mois dernier, contre une hausse de 1,6% en septembre, et un consensus des économistes à 1,5%. L’indice des prix à la production a quant à lui reculé de 5,9% sur un an en octobre, comme en septembre, alors que le consensus tablait sur un repli de 5,8%. Il aligne ainsi son quarante-quatrième mois de baisse d’affilée, la chute des cours des matières premières et une demande atone accentuant la pression déflationniste.

Ces chiffres ont eu un impact immédiat sur le cours des matières premières, notamment des métaux. Le nickel a plongé vers un plancher de décembre 2008, à 9.425 dollars la tonne. Malgré les appels du pied de certains opérateurs, à l’image de Liu Li-Lang, économiste basé à Hong-Kong, pour qui « cela oblige la PBoC [Banque centrale chinoise, ndlr] à entreprendre une politique monétaire plus agressive », les marchés n’ont pas adopté le point de vue contrariant désormais habituel. Les actions chinoises ont fini en ordre dispersé, avec un recul de 0,18% pour l’indice Shanghai Composite et une hausse de 0,82% pour le Shenzhen Composite.

Korian porté par son acquisition, Vallourec lanterne rouge

Arkema recule de -2,07% malgré sa publication trimestrielle, à l’occasion de laquelle il annonce viser désormais un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 1,02 milliard et 1,04 milliard d’euros, contre une précédente prévision d’un Ebitda « légèrement supérieur » à 1 milliard d’euros.

Vallourec dégringole de 10% après avoir annoncé lundi une nouvelle perte liée à la faiblesse de ses activités pétrole et gaz au titre du troisième trimestre. C’est de loin la plus forte baisse du SRD. Le groupe a souligné que ses conditions de marché ne devraient pas s’améliorer à court terme.

Eiffage a confirmé lundi soir sa prévision d’une légère baisse de son chiffre d’affaires en 2015 après un recul de 3,4% de son activité au troisième trimestre, la faiblesse des travaux publics éclipsant la vigueur du trafic autoroutier. Ce chiffre, inférieur aux attentes, fait plier le titre de 3,92%.

Plus forte hausse du SRD, Korian est entouré (+4,08%) après l’annonce d’une acquisition en Allemagne.

Sodexo (+1,07%) profite du passage à l’achat d’UBS, qui vise 90,5 euros.

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Vincent Branchet
lesechos.fr

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