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La Bourse de Paris en piste pour une semaine sous le signe de la croissance

La Bourse de Paris en piste pour une semaine sous le signe de la croissance

La Bourse de Paris se prépare à une semaine sous le signe de la croissance en Europe, avec la publication des chiffres du 4e trimestre, la dette grecque restant toutefois au cœur des préoccupations

«L’attention la semaine prochaine en zone euro sera centrée sur la publication du Produit intérieur brut (PIB) au 4e trimestre» attendue vendredi prochain pour la zone euro dans son ensemble et chacun des pays qui la constituent, soulignent les analystes de BNP Paribas dans une note.

«Les investisseurs suivront de près ces chiffres de croissance, pour voir comment la zone euro va se situer, même si actuellement les investisseurs regardent encore plus les indices précurseurs d’activité», relève pour sa part Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

«Les différentes données publiées ces dernières semaines montrent une stabilisation voire une légère progression des perspectives de croissance», la place va donc chercher à «voir si l’éclaircie se confirme en Europe», poursuit-il.

Parallèlement, «le dossier grec va rester au centre de l’actualité du CAC 40 et des marchés actions en Europe la semaine prochaine» après avoir déjà «ponctué le calendrier cette semaine», souligne également Yves Maillot, directeur gestion actions européennes de Natixis Asset Management.

La semaine prochaine verra également la montée en puissance des publications de résultats d’entreprise qui pourraient faire apparaître les premiers effets à la fois de la baisse des prix du pétrole mais également du recul de la monnaie européenne.

- Bazooka monétaire et baisse du pétrole -

«L’impact pourrait plutôt se traduire dans les prévisions à ce stade que dans les résultats», souligne M. Murail, car «cela devrait permettre aux groupes d’être plus optimistes dans leurs chiffres de vente du fait de l’effet positif de ces facteurs sur la consommation».

«Les trois événements qui ont marqué le début de l’année restent d’actualité», avec en plus de la Grèce, «la décision de la Banque centrale européenne de dégainer son arme d’intervention la plus forte via le rachat de titres de dettes», estime M. Maillot.

«L’impact de cet élément sur les marchés reste majeur, même s’il n’est pas encore certain qu’il aura un effet macroéconomique positif», d’après lui.

«L’autre facteur est la baisse des prix du pétrole qui est à la fois défavorable aux profits à venir pour le secteur pétrolier mais très positive pour un grand nombre d’autres sociétés, surtout les plus énergivores» comme les cimentiers ou les transporteurs aériens, développe M. Maillot.

Selon ses calculs, «si le prix du baril se maintient autour des 50 dollars, le profit global pour les sociétés cotées en Europe sera environ de 7%», en incluant un «impact négatif de 25% à 30% pour les groupes pétroliers».

Pour Renaud Murail également, «le fait que la BCE s’apprête à sortir le bazooka monétaire prime pour le moment» en maintenant un flux globalement positif.

C’est ce qui explique d’ailleurs aussi, selon les deux experts, pourquoi la cote a plutôt bien résisté aux nombreuses tractations autour de la dette grecque, qui ont largement rythmé la semaine ainsi qu’à la douche froide de la BCE. En pleine tournée européenne des nouveaux dirigeants grecs, celle-ci a en effet décidé de priver les banques du pays d’un de leurs canaux de financement.

Sur la semaine écoulée, l’indice CAC 40 a ainsi gagné 1,88% pour terminer vendredi à 4.691,03 points. Ses gains s’établissent à 9,79% depuis le 1er janvier.

«L’indice CAC 40 a été freiné par le dossier grec», en particulier par le geste restrictif de la BCE envers les banques grecques, mais «pour l’instant le marché reste assez complaisant avec les risques géopolitiques», affirme M. Maillot.

Car comme le remarque M. Murail, «les investisseurs ont en effet du mal à croire que tous les efforts déployés par la BCE vont être anéantis par l’absence d’accord sur la Grèce avec un effet boule de neige qui conduirait à une nouvelle crise de confiance en zone euro».

AFP/20minutes.fr

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